Méditation du jour

Mardi 26 mai 2020 – Le coup final – Yves Notin

Avez-vous déjà essayé de casser un galet ? C’est sans doute un souvenir d’enfance pour plusieurs d’entre nous. Il faut prendre une pierre plus grosse et frapper le galet un certain nombre de fois, jusqu’au coup final, celui qui le brisera. S’arrêter avant le coup final revient à n’avoir rien fait, mais si on attend ce coup déterminant, le but est atteint.

Souvent, notre cœur est comme un galet que le Seigneur doit briser. Son objectif n’est pas de nous détruire, mais de nous ouvrir les yeux et de changer notre regard afin que nous vivions. La similitude avec la métaphore du galet s’arrête là, parce que même s’il lui arrive de nous secouer, c’est aussi d’une autre façon que Dieu nous atteint : en nous accordant sa grâce. Une grâce si merveilleuse, que notre cœur n’y résiste pas et qu’il finit par céder. La plupart du temps, cela demande du temps et des actions répétées. Heureusement pour nous qu’il ne faiblit jamais et que sa patience le conduit systématiquement jusqu’au coup final, celui qui est déterminant.

On trouve un exemple de sa bonté dans le premier livre des Rois (chapitre 17). Une pauvre veuve, accueille le prophète Elie. Elle le nourrit avec ce qui lui reste en pensant que sa dernière heure est venue. Mais elle croit sa parole et reçoit une merveilleuse bénédiction pendant presque 3 ans. Jour après jour, elle bénéficie d’un miracle qui lui sauve la vie, à elle, ainsi qu’à son enfant. Son pot de farine et sa cruche d’huile ne se vidèrent pas, bien qu’elle s’y soit servi quotidiennement.

Jésus d’ailleurs fera l’éloge de la foi de cette femme (Luc 4:26). Pourtant, elle aussi aura besoin de parcourir un chemin inattendu et différent. Il lui faudra être confrontée à un événement douloureux, pour que Dieu délivre le coup déterminant. Le fils de cette femme tomba si gravement malade qu’il en mourut. Elie ne considéra point l’amertume de la femme, mais il intercéda pour l’enfant. Et Dieu exauça sa prière et ramena l’enfant à la vie. C’est alors que cette femme prononça cette parole étonnante :

Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la Parole de l’Éternel dans ta bouche est vérité. 1 Roi 17:24.

Pendant ces dizaines de mois, n’avait-elle pas bénéficié de la grâce de Dieu ? N’avait-elle pas réalisé qu’un miracle se produisait quotidiennement ? N’avait-elle pas la preuve visible qu’Élie était un homme de Dieu ? Tout ce qu’il avait dit ne s’était-il pas réalisé ? Pouvait-elle encore douter que l’Éternel ait pu parler au travers de lui ?

Visiblement ce qu’elle avait vécu n’était pas suffisant. Il fallait encore le coup final, celui qui est déterminant.

Dans cette histoire, une réelle douleur a précédé la révélation, mais elle a laissé la place à un fruit de paix et un profond renouvellement. Dieu nous adresse à tous cette promesse :  Celui qui a commencé en nous cette bonne œuvre, la rendra parfaite pour le jour de Jésus-Christ. Philippiens 1:6

Merci pour ta grâce unique Seigneur ! Ton nom s’élève avec majesté au-dessus de tout ce qui existe.

Lundi 25 mai 2020 – Où avez-vous réservé… pour l’éternité ? – Marc Van de Wouwer

Jésus dit : « Que votre cœur ne se trouble pas ! Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Si ce n’était pas le cas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et puisque je vais vous préparer une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi afin que, là où je suis, vous y soyez aussi. Vous savez où je vais et vous en savez le chemin » (Jean 14 :1-4).

Les vacances d’été approchent à grands pas et l’incertitude demeure : pourrons-nous nous voyager partout ? Nos projets de vacances sont-ils compromis ? Pourrons-nous visiter les pays étrangers ? Je viens d’avoir une conversation avec mon frère qui a annulé ses réservations pour la Croatie, en raison de la trop grande incertitude provoquée par la Covid-19. Beaucoup ont réservé leur logement de vacances depuis des mois, bien avant la crise sanitaire. D’autres attendent impatiemment le feu vert des autorités pour réserver. Les professionnels et intermédiaires du tourisme font pression sur les gouvernants pour rouvrir les réservations car le taux d’occupation est loin d’être complet. Il reste beaucoup de places disponibles. C’est une bonne nouvelle pour les habitués des réservations de dernière minute.

Jésus-Christ partage aussi une bonne nouvelle avec nous : il reste encore de la place dans la maison de Dieu. Jésus sait de quoi il parle puisqu’il est l’intermédiaire entre l’occupant des lieux célestes, Dieu, et nous. Comme il le précise, c’est lui qui s’occupe des réservations. Il propose de nous préparer, de nous réserver une place dans la présence de Dieu pour l’éternité. Cela veut donc dire qu’il faut une réservation. Contrairement à ce que dit la chanson, nous n’irons pas tous au Paradis. Seuls ceux qui disposeront d’un « voucher » pourront y accéder.

Deux choses sont objectivement vraies dans la vie : nous sommes nés un jour et nous mourrons un jour. Entre les deux, nous voyageons sur une route qui paraît incertaine à  beaucoup. Certains pensent que notre vie nomade sort du néant pour y retourner. C’est une vision désespérante et spéculative qui ouvre plus de questions que de réponses. La Bible présente une autre perspective, remplie d’espoir. Elle dit que nous ne sommes pas seulement des voyageurs : nous sommes aussi des étrangers. La foi nous permet de nous reconnaître comme des « étrangers et voyageurs sur la terre » (Hébreux 11 :13). Nous désirons une patrie céleste, une meilleure patrie que celle que nous connaissons dans ce monde (Hébreux 11 :14-16).

Parce que nous avons été créés à l’image de Dieu, parce que nous avons été créés pour Dieu, parce qu’il nous a créés pour nous aimer, nous avons la nostalgie de Dieu. Même si nous avons tourné le dos à Dieu en voulant vivre notre vie de manière autonome, même si nous avons quitté sa maison en claquant la porte comme un adolescent révolté, nous avons le regret de Dieu, de sa bonté, de son amour, de sa pureté, de sa joie. Certes, ce sentiment est souvent inconscient, inexprimé ou réprimé mais nous nous sentons souvent à l’étroit dans notre vie dont le péché a rétréci les horizons. Même si nous nous sommes volontairement éloignés de la maison de Dieu, nous avons envie d’y retourner parce que c’est la maison du Père. Mais comme beaucoup de ceux qui ont coupé les ponts avec leur famille, nous ne savons pas comment retourner vers Dieu. Nous avons perdu le chemin de la maison.

C’est ici que Jésus-Christ vient à notre aide. Il est arrivé jusqu’à nous pour nous faire revenir à Dieu. Il nous rejoint dans notre situation d’homme ou de femme pécheur et rebelle. Il nous conduit jusqu’à la croix. Là, Jésus change de place avec nous. Il endosse toute la culpabilité de notre péché et, en donnant sa vie sur la croix, il subit le jugement de Dieu à notre place. Par sa mort et sa résurrection, Jésus-Christ nous ramène à la maison de son Père qui devient notre Père. Il nous réconcilie avec lui (2 Corinthiens 5 :19). Aucun autre chemin n’est possible en dehors de Jésus-Christ. « On ne vient au Père qu’en passant par moi », dit Jésus qui se présente comme « le chemin, la vérité et la vie » (Jean 14 :6).

Sans place réservée par Jésus-Christ, pas d’accès à la maison de Dieu. Il ne reste que l’autre destination, celle où Dieu n’est pas. Au-delà des descriptions qu’en donne la Bible, nous pouvons parfaitement imaginer ce qu’est l’enfer : un lieu où Dieu n’est pas, c’est-à-dire un lieu sans joie, sans paix, sans bonté, sans amour, sans justice, sans vérité, sans vie,… sans fin.

Jésus-Christ a tout accompli gratuitement pour nous donner accès à Dieu dès maintenant. Son sacrifice parfait pour expier nos péchés est le « voucher » qui nous ouvre la réservation pour passer l’éternité avec lui. Encore faut-il demander cette réservation et la valider. C’est par la confiance en Jésus-Christ, par la foi en ce qu’il a accompli pour nous à la croix, que nous confirmons notre réservation. Jésus nous y invite : « Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. » En réponse à notre foi et à notre engagement à le suivre, Jésus-Christ validera la réservation qu’il a faite pour nous et nous ouvrira pleinement la maison de son Père, de notre Père.

Alors, surtout pensez à faire réserver votre place par Jésus-Christ !

Samedi 23 mai 2020 – Conserver l’unité que donne l’Esprit (5) – Joël Leflaëc

Éphésiens 4 : 3 « Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit ».

Pour pouvoir développer un tel effort de solidarité, de mise en œuvre de moyens, de mobilisation des compétences dans ce temps de pandémie, il faut un but commun. Bien sûr, éviter le plus de drames humains possibles, éviter la propagation du virus sont les buts premiers. Mais derniers ces derniers, c’est bien la peur et le refus de la mort qui surgissent.

En tant qu’enfants de Dieu, nous ne devrions pas craindre la mort puisque nous savons qu’elle n’est qu’un passage. Henri Blocher disait que « la mort c’est la fin de mon péché ».

Bien sûr, si nous ne craignons pas la mort, nous ne la désirons pas non plus pour elle même. La vie un don de Dieu et doit être vécue comme tel. Ce que nous attendons avec ferveur est de nous retrouver avec le Seigneur pour l’éternité. Mais en attendant, Il nous invite à ce que notre quotidien révèle sa présence et son œuvre dans nos vies.

Ainsi, nous vivons pour lui…

Et c’est ce que l’apôtre Paul explique en Éphésiens 4 : 17 – 32

C’est pour lui…

Paul développe alors une démonstration claire et complète de la vie du croyant. Celui-ci est avant toute chose devenue une nouvelle personne.

v. 17 « Vous ne devez plus », parce que vous n’êtes plus… Nous ne sommes plus dépendant du monde parce que nous avons choisi de vivre pour Jésus-Christ.

Oh, il n’est pas question ici de s’isoler dans un couvent comme les moines au moyen-âge, ou de se marginaliser comme les Quaker d’Amérique du Nord. Jésus a bien insisté sur le fait que nous sommes bel et bien dans le monde mais non du monde, c’est à dire que nous ne sommes plus modelés et liés par la mentalité et la perversion engendrée par le péché.

Paul rappelle que chaque croyant est appelé « chrétien » qui signifie littéralement « petit Christ ». Ainsi, le désir profond de chaque croyant est de marcher dans la sainteté. C’est pourquoi, Jésus souligne l’importance que nous demeurions en Lui et qu’Il demeure en nous (Jean 15 : 4).

Chacun ici est capable de vérifier si cela est sa préoccupation. Ne nous trompons-pas. Il n’y a pas d’unité possible sans recherche de la sainteté.

v. 20 – 24 « Cela consiste à vous débarrasser de votre ancienne manière de vivre, celle de l’homme que vous étiez autrefois, et que les désirs trompeurs mènent à la ruine, à être renouvelés par le changement de ce qui oriente votre pensée, et à vous revêtir de l’homme nouveau, créé conformément à la pensée de Dieu, pour mener une vie juste et sainte que produit la vérité ».

Le souci de l’apôtre Paul pour l’église d’Éphèse était de lui faire prendre conscience que l’unité de l’Église n’était pas fondée sur des principes humains ou sociaux, mais sur des principes spirituels donnés par le Seigneur.

Alors que nous pourrons, je l’espère, nous retrouver pour servir à nouveau le Seigneur ensemble, demandons lui de vivre ses retrouvailles après ce temps de confinement avec le désir renouvelé de « conserver l’unité que donne le St Esprit ». Veillons y avec zèle et persévérance pour l’honneur du Seigneur car « C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. » (Romains 11 : 36)

Vendredi 22 mai 2020 – Daniel 2: 1-49 – Marc Bochet

Le livre de Daniel est déroutant et nécessite une grande attention de lecture, mais il constitue une excellente introduction à l’apocalypse ou révélation. Ce qui complique sa compréhension, c’est la rédaction en deux langues : Araméen et Hébreu. Elle entraîne dans les traductions des variations dans les mesures de temps, en particulier. Pour en faire un résumé très succin, Daniel et ses 3 amis sont pris en otage et déportés à Babylone lors du siège et la prise de Jérusalem, sous le règne de Jojakim. Daniel, devenu un personnage important, raconte la vie à la cour des rois Chaldéens, Mèdes, et Perses jusqu’au retour d’exil. Le passage qui nous intéresse aujourd’hui est long, mais il représente certainement plusieurs mois. Nous allons nous attacher à Nébucadnetsar qui était prince lors du siège de Jérusalem et dut rentrer pour être intronisé suite à la mort de son père.

1 Ce roi avait l’esprit agité, il eut des songes (on peut penser qu’il fit plusieurs fois le même ; son orgueil lui suggère la grandeur et la gloire). Il n’ose en parler ouvertement par crainte d’une opposition prompte à se manifester. Beaucoup d’entre nous font des rêves de grandeur, la chair n’a de cesse de se manifester.

2-11 Les magiciens, astrologues, enchanteurs, et Chaldéens (mages astronomes) sont convoqués, mais le roi ne révèle pas le songe qui le poursuit. Il a confusément conscience d’un message divin et se méfie des devins, il exige qu’ils devinent son rêve et lui en donnent la signification. Bien des gens aimeraient connaître leur avenir, ils pressentent quelque chose de glorieux, car la vie éternelle est ouverte à tous, un grand nombre dans l’empressement cherchent à savoir par des moyens occultes (horoscopes, cartomanciennes, divination, etc.) et s’enlisent gaspillant leurs talents et leurs moyens pour se retrouver démunis.

12-18 Le roi craignant que son rêve ne puisse se réaliser s’irrite et menace la communauté des magiciens, la mort rode, forcément conséquence de son appel au monde occulte. Informé de la rigueur de la sentence qui risque de les atteindre, Daniel invite ses compagnons à se joindre à lui dans la prière.

19-24 C’est alors que l’Éternel, Dieu, se manifeste auprès de Daniel après qu’il eut prié avec ses amis (notez ici la puissance de la prière et de l’intercession collectives). L’exaucement est accompagné de louanges et actions de grâce. Daniel peut alors exercer sa mission en confiance, Dieu nous écoute et nous exauce quand nos demandes sont conformes à ses plans et il nous inclue dans leur exaucement.

25-30 Avec beaucoup de prudence, d’humilité et autorité Daniel donne la raison du songe et de son interprétation. O roi, tu voulais connaître l’avenir c’est un secret que les sages et devins ne peuvent révéler mais seul Dieu te fait connaître ces secrets ou mystères de l’avenir (De. 29:29) et de ton cœur. C’est une grâce de sa part.

31-45 Vient alors la description du songe et son interprétation : la grande statue composite. Après avoir décrit la statue et son devenir, Daniel ne manque pas de rendre gloire à L’Éternel, le Dieu des cieux. (37-39) Il annonce que Nebucadnetsar est la tête de la statue qui ne laissera aucun souvenir, aucune trace n’en fut retrouvée. Toute œuvre humaine n’a pas sa place dans la création. Les versets 44-45 révèlent le rôle de la pierre qui sans l’aide d’aucun homme détruit la statue et constitue un royaume éternel. La pierre principale de l’angle…

46-49 Le roi se prosterne et traite Daniel comme un dieu, il reconnaît la prééminence du Dieu des Hébreux, élève Daniel au rang suprême des sages de Babylone. Le roi a entendu le message il l’a bien reçu mais tout aussi vite oublié ; le roi est une image de l’homme irrégénéré, l’homme charnel qui ne reçoit pas les choses de l’Esprit.

Comme nous, Daniel avait ses contraintes et ses limites, dans son pays il était de race royale, à Babylone il n’est qu’un esclave à qui l’on confie des responsabilités. Ce qui le différencie c’est qu’il résolut de ne pas se souiller et marcher humblement avec son Dieu. Il se confie en Lui et lui expose tout ce qui le préoccupe, en réponse tout lui réussit. Notre Seigneur nous a acquis à la croix la possibilité d’une vie glorieuse éternelle. Héb.1:35-39. Persévérons demandons au Seigneur la persévérance afin d’être trouvés veillant lors de son retour.

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin : TPSG : 3 rappels essentiels pour arrêter de chercher son bonheur dans le matérialisme

Jeudi 21 mai 2020 – 5 mots pour exprimer le péché – Yves Notin

O Dieu ! aie pitié de moi dans ta bonté ; Selon ta grande miséricorde, efface mes transgressions ; Lave-moi complètement de mon iniquité, Et purifie-moi de mon péché. Psaume 51:1,2

Cette prière a été faite par le roi David suite à une série de graves péchés. Lorsque Dieu lui accorde d’ouvrir les yeux sur état, il en résulte un profond bouleversement. David ne se contente pas d’une brève demande de pardon. En lisant attentivement ce Psaume, on constate qu’il a pris le temps de s’arrêter sur son état et de réfléchir à l’étendue du péché dans son cœur. Les différents mots qu’il utilise pour exprimer sa culpabilité mettent en évidence cette prise de conscience.

David utilise au moins 5 mots dans ce psaume pour exprimer son péché, certains sont repris plusieurs fois :

1°) pesha‘ : la transgression

C’est le fait de transgresser la Parole de Dieu, de nous opposer à Lui en connaissance de cause, de nous révolter contre son autorité, ce qui comprend aussi l’idée de nous élever par nous-mêmes.

2°) ‘avon : l’iniquité

C’est le fait d’être injuste. Ce mot met en évidence notre opposition à la justice, à la norme morale inscrite au plus profond de nous, ce qui se produit lorsque nous nous opposons à notre conscience.

3°) chatta’ah : le péché = « ce qui manque le but »

C’est le fait d’échouer, de manquer la cible. Ce qui comprend l’incapacité de répondre aux attentes de Dieu, celles pour lesquelles il nous a créés. C’est le fait de fuir la lumière pour préférer l’obscurité.

4°) ra‘ : le mal

Cet aspect du péché attire l’attention sur le malheur qui est produit. Il concerne non seulement la victime par la souffrance qui en découle, mais également le coupable car son cœur devient un peu plus esclave du mal.

5°) dam : le sang versé, le meurtre

Le péché n’est jamais sans conséquence. Ce mot représente les conséquences les plus dramatiques du péché, celles que nous ne pouvons pas réparer et qui laissent des traces indélébiles.

L’exemple du roi David nous garde dans l’humilité. Si lui, un homme selon le cœur de Dieu (1 Samuel 13 :14), a été conduit à voir autant de mal dans son cœur, pouvons-nous espérer être meilleurs ?

Ce qui est réconfortant, c’est de réaliser qu’il n’a pas parcouru ce chemin tout seul. Dieu a permis les événements qui l’ont conduit à ce constat, aussi bien dans la sa chute que dans sa repentance. A chaque instant, il était présent. Finalement, ce que nous retiendrons n’est pas vallée par laquelle David est passé, mais le sommet sur lequel Dieu lui a permis de poser les pieds, au terme de sa vie.

Par nous-mêmes, nous n’avons de prise sur aucun des aspects du péché. Heureusement, Jésus-Christ par son sacrifice et sa résurrection nous accorde sa victoire totale sur chaque aspect du mal et du péché. Il a promis d’achever cette œuvre en chacun de nous. Nous n’éviterons pas la vallée douloureuse de la révélation du péché, mais grâce Dieu nous connaîtrons également le sommet de la rédemption finale.

Mercredi 20 mai 2020 – C’est pour une urgence, Docteur ! – Marc Van de Wouwer

« Jésus leur dit : « Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs, à changer d’attitude » Marc 2 :17

La Covid-19 nous a rappelé l’importance et l’impérieuse nécessité du personnel soignant. Les médecins sont devenus nos super-héros, les infirmiers et infirmières nos sauveurs. Déconsidérés et peu entendus avant la crise, ils crèvent nos écrans tous les jours. Chaque soir, ils sont célébrés, acclamés – méritoirement – comme les nouveaux saints laïques d’une société désemparée, en souffrance. Rien de tout cela ne serait arrivé avant la pandémie quand la majorité des gens étaient bien portants. Mais maintenant que nous sommes malades ou risquons de le devenir, nous reconnaissons notre besoin de médecin.

Régulièrement, des capsules sont diffusées à la TV pour nous rappeler les symptômes de la maladie. Il nous est recommandé d’y être attentifs, de nous surveiller et de faire appel à un médecin si nous les présentons. Dans les débuts de l’infection, certains, à l’instar du  Premier ministre britannique Boris Johnson, ont semblé prendre cette maladie à la légère, négligeant quelque peu les mesures préventives. Mais quand ils en ont été atteints, ils ont dû reconnaître sa réalité, ses effets, son risque mortel et faire appel aux équipes soignantes. Une fois guéri, Boris Johnson a déclaré publiquement : « le personnel médical m’a sauvé la vie, sans aucun doute » (source : BFMTV).

Sommes-nous autant attentifs à la maladie mortelle qui ronge notre esprit et notre âme ? La Bible l’appelle le péché. Ses symptômes se manifestent notamment par l’égocentrisme, la cupidité, l’immoralité, les addictions, l’injustice, la méchanceté, l’arrogance, l’orgueil, la rupture des relations, le rejet de Dieu, etc. On ne peut nier qu’elle est répandue dans la société. Nous en sommes tous affectés même si elle s’exprime chez chacun à des degrés divers. Une faible charge « virale » suffit à nous contaminer : l’apôtre Jacques explique que désobéir à un seul commandement de Dieu nous met en faute vis-à-vis de l’ensemble (Jacques 2 :10). Malheureusement, le pronostic vital éternel est engagé : l’apôtre Paul écrit que le jugement de Dieu déclare dignes de mort ceux qui commettent de telles choses (Romains 1 :32). Pourtant, il existe un traitement. Jésus-Christ se présente à nous comme le médecin divin venu pour nous sauver, pour nous « guérir » du péché. Car si la Bible dit bien que « le salaire du péché, c’est la mort », elle ajoute immédiatement « mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 6 :23). Jésus-Christ est non seulement le médecin dont nous avons besoin mais il est aussi le remède. Sur la croix, Jésus a accepté de subir pour nous les effets mortels de notre maladie, de notre péché. Il l’a fait pour nous sauver et nous donner la vie éternelle. Sa résurrection nous assure la victoire sur le péché et sur la mort.

Pour bénéficier de ce traitement vital, pour obtenir la « guérison » (qui se traduit par le pardon et la libération) du péché, il faut admettre que nous sommes malades – donc pécheurs – et que seul Jésus-Christ peut nous sauver. Et faire appel à lui ! Si nous ne nous reconnaissons pas pécheurs, si nous persistons à penser que nous ne sommes pas spirituellement malades, Jésus-Christ ne peut rien faire pour nous.

Mardi 19 mai 2020 – Conserver l’unité que donne l’Esprit (5) – Joël Leflaëc

Éphésiens 4 : 3 « Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres ».

Lorsqu’on fait face à une crise sanitaire, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues. Et si celles-ci ont été visibles lors les dernières semaines vécues en France, elles ont aussi nécessité une organisation et une cohésion indispensables. Si chacun fait ce qui lui semble bon de son côté sans se soucier de ce qui se fait ailleurs ou sans vérifier si ce qu’il fait est efficace, on court le risque d’un résultat bien décevant.

Dans sa réflexion sur la façon de travailler ensemble dans l’Église de Jésus-Christ, Paul cherche à souligner la besoin de cohésion et de solidarité.

C’est de lui…

Éphésiens 4 : 16 « C’est de lui que le corps tout entier, bien coordonné et solidement uni grâce aux articulations dont il est muni, tire sa croissance en fonction de l’activité qui convient à chacune de ses parties et s’édifie lui-même dans l’amour. »

Ainsi le Corps tout entier peut croître et s’édifier. Paul rappelle le « à chacun de nous » du v.7. Nous devons veiller à maintenir une croissance cohérente. Imaginez un corps humain croître de manière désordonnée, de façon anarchique…

Nous nous suffisons parfois d’avancer qu’avec ceux qui semblent les plus doués à nos yeux, en fin de compte avec ceux qui sont d’accord avec nous ou qui peuvent nous être utiles !

Paul parle du Corps tout entier. Il n’y a pas de « sous service » ou de « sous ministère » parce que chacun joue un rôle utile, indispensable et complémentaire. Combien de fois ai-je entendu ? « on peut très bien faire sans moi », ou « on n’a pas besoin de moi ». La Bible dit le contraire et nous invite à œuvrer ensemble en étant attaché à Christ.

C’est de lui, parce que sans lui nous ne pouvons rien faire pour son Royaume. (Jean 15 : 4 – 5 )

Paul précise aux Colossiens « Nous demandons que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toutes sagesse et intelligence spirituelles, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui plaire entièrement. Vous aurez pour fruits toutes sortes d’œuvres bonnes et vous progresserez dans la connaissance de Dieu. » (Colossiens 1 : 9 – 10)

Bien sûr, il ne s’agit pas de travailler n’importe comment ou en solo, l’apôtre l’a suffisamment souligné. Si les fondements sont la vérité et l’amour, le « à chacun de nous » reste valable et nécessaire. Chaque croyant est donc appelé à fonctionner dans le corps de Christ, en vertu de la grâce toute suffisante de Dieu, selon la mesure du don que Christ lui a donné.

Par contre la croissance sera altérée lorsque quelqu’un ne saisit pas l’importance de mettre au service du Seigneur et de son Église les dons qu’il a reçu, voire même d’empêcher les autres d’exercer leur don.

Je prie que cette période de vie d’Église différente nous aide à nous placer devant Dieu et à envisager la reprise de nos activités et ministère avec une vision et une consécration renouvelées.

Quelle sera alors votre part dans ce service pour que « le corps tout entier, bien coordonné et solidement uni… s’édifie lui-même dans l’amour ? »

Lundi 18 mai 2020 – Psaume 67 – Marc Bochet

Le psaume débute par une prière, un souhait, et qui ne souhaiterait être béni ?  Cette prière est suivie d’une pause, essayez de lire ce psaume à haute voix et marquez la pause le temps que votre esprit s’ouvre à notre Dieu.

Vient alors une réflexion » Afin que l’on connaisse sur la terre ta voie, et parmi toutes les nations ton salut !’‘ cela ne vous évoque rien ? Mt.28 : 18-20

Et la bénédiction arrive : »Les peuples te louent, O Dieu ! Tous les peuples te louent. Les nations se réjouissent et sont dans l’allégresse ; car tu juges les peuples avec droiture, et tu conduis les nations sur la terre. »

Nouvelle pause, là, le psalmiste fait une constatation et réalise qu’il souhaitait la bénédiction mais que celle-ci dépend d’une chose : LE CONTENTEMENT. Le contentement produit la louange à la gloire de Dieu, cette louange déclenche la bénédiction. La reconnaissance, la gratitude nous fait accéder à un état supérieur, nous sommes rapprochés de notre Seigneur car notre rôle sur la terre est de le glorifier. Faute de reconnaissance nous ne parvenons pas à saisir les perfections invisibles de Dieu et nous sommes livrés aux convoitises de nos cœurs rebelles. cf Ro;1:21.26

N’hésitons pas à entrer dans le grand concert :  »Les peuples te louent, O Dieu ! Tous les peuples te louent. La terre donne ses produits ; Dieu, notre Dieu nous bénit. Dieu nous bénit et toutes les extrémités de la terre révèrent ton nom avec respect. » Il est important de reconnaître les bénédictions reçues notre Père attend notre reconnaissance, il en tire gloire et nous comble alors. Mal.3:10b

Prière : Père, sois apaisé envers nous qui sommes si souvent insatisfaits, qui en voulons toujours plus et encore plus, cette épidémie aura mis une chose en avant c’est notre égoïsme et notre rapacité. Pardonne Père et aide-nous, à l’exemple de Daniel, à nous sanctifier et te louer à chaque instant.

Samedi 16 mai 2020 – Amis de Dieu (2) – Yves Notin

L’amitié est chose rare, surtout parmi les humains. La Fontaine, déjà disait : Chacun se dit ami ; mais fou qui s’y repose. Rien n’est plus commun que ce nom. Rien n’est plus rare que la chose.

Alors, lorsque Dieu nous offre son amitié, nous comprenons qu’il nous offre un véritable trésor. Son amitié n’est entachée d’aucune faille, d’aucune ombre, d’aucun calcul. A sa pureté s’ajoute la profondeur de son affection. Elle l’a conduit à donner sa vie pour chacun de nous, à affronter l’humiliation, la trahison et des souffrances que nous ne pouvons pas concevoir. Peut-il exister une amitié plus belle et plus forte ?

Jésus nous demande notre obéissance comme condition de base. Mais il développe cette idée d’obéissance avec beaucoup de clarté dans le passage de l’évangile de Jean où il annonce que nous sommes ses amis. Il répète 2 fois son commandement principal. Une fois avant et une fois après nous assurer son amitié. Il est donc impossible de l’ignorer :

C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés. Jean 15:12

Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres. Jean 15:17

Ainsi, Jésus précise clairement ce que signifie lui obéir : c’est aimer ceux qui nous entourent, en particulier ceux qui sont aussi les amis de Jésus. C’est également ainsi que nous devrions les considérer, comme nos propres amis. En tout cas, c’est ce que l’apôtre Jean déclare en 3 Jean 1:14  :

Que la paix soit avec toi ! Les amis te saluent. Salue les amis, chacun en particulier.

Les chrétiens mettent souvent en avant la fraternité qui découle de notre relation filiale avec Dieu. Ils sont plus discrets sur l’amitié qu’elle entraîne également. Peut-être que certains penseront que nous ne pouvons pas choisir notre famille (donc nos frères) mais que nous pouvons choisir nos amis ? Nous avons toute liberté pour le faire. Mais il faut bien reconnaître que Jésus choisit aussi pour nous des amis que nous n’aurions sans doute jamais choisis. Et il s’attend à ce que nous prenions en compte ce choix !

Le mal que l’on fait aux amis de Jésus, c’est comme si c’était à Jésus que nous le faisons. Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. Matthieu 25:40

Le bien que l’on ne leur fait pas, c’est également à Jésus que nous ne le faisons pas. Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites. Matthieu 25:45

Si quelqu’un dit : J’aime Dieu, et qu’il haïsse son frère, c’est un menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas ? (1 Jean 4:20)

En méditant ces paroles, nous réalisons alors que parler d’amitié avec Dieu est une démarche beaucoup plus concrète qu’elle n’y paraît au premier abord, tout comme ses conséquences…

Vendredi 15 mai 2020 – Repose-toi sur Dieu – Marc Van de Wouwer

« Oui, mon âme, repose-toi sur Dieu, car c’est de lui que vient mon espérance. Oui, c’est lui mon rocher et mon salut, ma forteresse: je ne serai pas ébranlé. Sur Dieu reposent mon salut et ma gloire; le rocher de ma force, mon refuge, est en Dieu. En tout temps, peuples, confiez-vous en lui, épanchez votre cœur devant lui! Dieu est notre refuge » (Psaume 62 :6-9).

Quand il compose ce Psaume, le roi David n’est pas en train de siroter un mojito au bar de la plage. Il traverse une période critique. Son fils Absalom a entraîné le peuple d’Israël à la révolte contre lui pour usurper son trône. David est obligé de s’enfuir avec quelques serviteurs fidèles. Il quitte Jérusalem en pleurant. Il est affaibli, épuisé, sans ressources. Il ne sait même pas où aller. Il n’a pas de solutions, pas de plans, pas de stratégies.

Il arrive que nous soyons complètement éreintés, physiquement, psychologiquement ou spirituellement. Parfois les trois à la fois. Certaines situations de tension, de peur ou de calamité, comme celle que nous vivons actuellement avec la pandémie, siphonnent notre énergie, assèchent notre courage. Nos batteries sont à plat. Les certitudes s’effondrent avec les projets. Les stratégies mises en place ne donnent aucun gage de réussite. Personne n’a de solution définitive. L’argent n’apporte aucune sécurité. Nous ne savons plus vers qui nous tourner parce que tant de gens nous ont déçus.

Quand tout s’effondre autour de lui, le psalmiste dispose d’un recours : « repose-toi sur Dieu ! » Ce n’est pas un geste désespéré, de dernière extrémité ; c’est une décision  prioritaire, réfléchie. David a des raisons objectives de se reposer sur Dieu :

  • En Dieu se trouve son espérance : savoir que Dieu est au contrôle et qu’il agit pour le bien permet d’attendre son intervention et d’espérer en lui. C’est une espérance fiable car fondée sur le fait que Dieu nous aime. « Or cette espérance ne trompe pas, parce que l’amour de Dieu est déversé dans notre cœur par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5 :5).
  • Dieu est le rocher sur lequel il a construit sa vie. Comme l’a expliqué Jésus, appliquer les commandements de Dieu (avec le secours de sa grâce et de son Esprit), c’est construire sa vie sur le roc qui permet de résister à toutes les tempêtes (Matthieu 7 :21-27). « Je ne serai pas ébranlé », affirme David.
  • Son salut et sa gloire reposent sur Dieu : il n’attend rien des hommes dont le secours est dérisoire et trompeur. Il sait que le salut vient de Dieu seul. C’est vrai aussi pour nous à qui Dieu a envoyé Jésus-Christ en mission de sauvetage. « Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4 :12).
  • Dieu est sa forteresse et son refuge. David écrira ailleurs : « combien ta bonté est précieuse ô Dieu ! A l’ombre de tes ailes, les hommes cherchent un refuge » (Psaume 36 :8). La meilleure protection dans l’adversité est de nous confier en Jésus-Christ à qui tout pouvoir a été donné dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28 :18). L’apôtre Pierre nous y invite : « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis car lui-même prend soin de vous » (1 Pierre 5 :7).

Alors, à vous qui, comme David, êtes fatigués, exténués, découragés, abattus, écrasés, Jésus propose de vous reposer sur Dieu, en allant à lui : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos. Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme » (Matthieu 11 :28-29).

Jeudi 14 mai 2020 – Conserver l’unité que donne l’Esprit (4) – Joël Leflaëc

Éphésiens 4 : 3 « Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres ».

La mise en œuvre de toutes les compétences pendant la lutte contre la pandémie n’avait pour seul but de vaincre la maladie et de protéger la population. La sortie de confinement obéit aussi à des règles et des objectifs pour permettre un retour à la vie normale dans les meilleures délais et les meilleures conditions possibles.

Dans son explication des dons et ministères, l’apôtre Paul souligne aussi que tout cela à un but. Il l’exprime de façon condensée en Romains 11 : 36 « C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. »

C’est un leitmotiv constant chez Paul : vivre pleinement dans la dépendance de Jésus-Christ. Et nous retrouvons, en filigrane, dans notre texte d’Éphésiens 4, la même préoccupation, même si l’ordre est inversé.

C’est par lui… (c’est en lui, vers lui…)

Nous l’avons dit, un des moyens choisi par Dieu est de nous faire parvenir à l’état d’homme fait, nous dirions aujourd’hui à l’état d’adulte.

Qu’est-ce qui caractérise le fait d’être adulte ? C’est un langage que nous connaissons bien, puisse que nous l’utilisons souvent dans la vie courante : « Allons, ne te conduis pas comme un enfant, réagis comme un adulte!… »

Paul, dans sa lettre aux Éphésiens utilise un peu le même langage.

D’abord en leur expliquant au v.14 d’un point vue négatif que les croyants ne doivent pas, comme les enfants être facilement influençables. Jacques nous rappelle que le manque d’assurance vient du doute et du manque de sagesse: « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée. Mais qu’il la demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre ». (Jacques 1:5-6).

Les marques de la stature d’adulte seront alors le préservation de la vérité, en rejetant toute fausse ou nouvelle doctrine s’écartant des fondements de la foi, et en s’efforçant de croître dans la connaissance du Seigneur Jésus, le chef de l’Église.

Par contre, Paul affirme sur le plan positif, que le croyant est appelé à professer la vérité dans l’amour. Il s’agit là encore de préserver la vérité dans l’amour, tant dans nos paroles que dans nos actes.

Combien devons-nous souvent déplorer un tel fossé entre nos paroles et nos actes. Ce n’est plus la vérité que nous défendons alors, c’est « notre » vérité ! Nous devons sans cesse nous rappeler que c’est notre soumission au Seigneur le chef de l’Église qui détermine notre stature d‘adulte.

Ce matin, alors que j’attendais pour entrer dans un magasin, un homme excédé par le temps d’attente fit un scandale pour passer plus vite, sans succès… Au nom d’un soi-disant respect des clients, il se ridiculisa par ses propos et son attitude. Le soucis et la protection des autres semblait un lointain souvenir…

Que le Seigneur nous aide dans cette période de reprise d’activité à manifester par nos paroles et nos actes que c’est par lui que nous agissons. (à suivre)

Mercredi 13 mai 2020 – Psaume 64 – Marc Bochet

O, Dieu, écoute ma voix quand je gémis ! Protège ma vie contre l’ennemi que je crains !
Les circonstances de la rédaction de ce psaume ne nous sont pas connues, de quoi se plaint-il et gémit-il, de circonstances, d’autres personnes, qui est cet ennemi qu’il craint ? Ce peut être lui-même, un ennemi extérieur, toujours est-il qu’il frise l’angoisse en proie à un trouble profond.
Garantis-moi des complots des misérables, de la troupe bruyante des malfaisants.
Il semble qu’il ait affaire à des ennemis bien identifiés mais n’avez-vous jamais entendu ces voix qui vous accusent, vous dévalorisent et vous démolissent ? Bien sûr vous pouvez entendre des critiques faites dans votre dos ou qui vous reviennent par indélicatesse. L’ennemi peut aussi susurrer à votre esprit des pensées mauvaises qui vous accusent et vous jugent.
Leur langue est un poignard aiguisé, leurs propos blessants sont des flèches qu’ils préparent pour tirer dans le secret sur les honnêtes gens. Ils tirent sans prévenir et sans scrupules. Ils s’enhardissent dans leur méchanceté. Ils se concertent pour tendre des pièges secrètement, et disent personne n’en saura rien.
Certains propos sont vraiment des armes redoutables qui atteignent leur cible faute de réflexion, ils font de grosses blessures. Émis consciemment c’est catastrophique, Ici David se lamente sur des propos qui lui sont revenus comme il peut se lamenter sur des diffamations qu’il a tenues et ont entraîné des situations dont il est honteux. Il partage son expérience sachant combien cela entraîne de pénibles situations.
Ils conçoivent leurs mauvais coups, notre plan est au point ! La pensée intime dans le cœur de chacun est un abîme. Comme le dit Jacques la langue est un petit membre qui peut se vanter d’être la cause d’effets considérables. 3:5 Soyons donc attentifs et prudents, n’attendons pas que le Seigneur nous corrige et nous plonge dans le désastre que nous avons engendré.
Dieu lance contre eux ses traits ; soudain les voilà frappés. Leur langue a causé leur chute ; tous ceux qui en sont témoins hochent la tête. Tous sont saisis de crainte. Que l’ennemi soit interne ou externe Dieu finit toujours par se manifester, c’est à lui qu’appartiennent le jugement et la vengeance. Heb.2:2-10:30
Ils publient ce que Dieu a fait et comprennent le sens de ses décisions ; les fidèles trouvent auprès du Seigneur la source de leur joie et leur recours. Que les hommes au cœur droit s’en félicitent.
David nous invite donc a demeurer toujours poches du Seigneur pour n’être troublés ou entraîné par nos voix intérieures, ni par les médisances qui circulent et finiront par blesser. Lui a vécu les deux aspects de l’expérience : il a eu à supporter la médisance mais il a tenu des propos qui ont eu de lourdes conséquences sur sa vie, celle de serviteurs, et son règne. Restons vigilants et attentifs à la voix de notre Maître. Sur la fin de son ministère alors qu’il a tancé son peuple à longueur de temps le Seigneur, l’Éternel communique a Ézéchiel le plan du futur temple de Jérusalem et le rend témoin de sa gloire. Il reçoit la récompense de sa fidélité et sa persévérance. Ez. 43

Prière : Seigneur tu as dit à plusieurs reprises « veillez et priez » aide nous à rester sous ton aile, attentifs à ta voix.

Mardi 12 mai 2020 – Amis de Dieu – Yves Notin

Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice ; et il fut appelé ami de Dieu. Jacques 2:23

L’Éternel parlait avec Moïse face à face, comme un homme parle à son ami. Exode 33:11

La Bible nous indique clairement que Dieu a établit des relations d’amitié avec les hommes qui lui sont proches. Quelle magnifique découverte ! S’il est difficile de réaliser que Dieu souhaite devenir notre ami, il est encore plus difficile de comprendre ce que cela représente. Comment accéder à cette grâce ?

Seigneur, ouvre nos cœurs et donne-nous comprendre et de croire ta parole. Permets-nous de surmonter les obstacles qui se dressent devant nous. Permets-nous de vivre une réelle amitié avec toi.

Pour être ami de Dieu, le premier obstacle à surmonter sera de comprendre que l’amitié dont il est question sera différente de celle que nous connaissons avec nos semblables. Être l’ami de Dieu, ce n’est pas établir une relation d’égalité avec Lui, chose qui est attendue dans le cadre d’une amitié humaine. Dieu n’est pas notre égal, il reste Dieu et nous des êtres humains. Oublier cette réalité nous conduira forcément vers le péché et une dégradation de notre relation. C’est ce que Jésus confirme lorsqu’il dit :

Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son maître ; mais je vous ai appelés amis, parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père. Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne. Jean 15:13-16

Vous êtes mes amis si vous faites ce que je vous commande. Voilà la première condition à respecter : obéir à Jésus. C’est une condition qui n’est pas négociable. La façon dont Jésus la prononce est montre à quel point sa conception de l’amitié est élevée. Son amitié inébranlable est riche d’assurances :

  • Il nous assure qu’il nous aime d’un amour immense, car il n’y a pas de plus grand amour que de mourir pour ces amis.
  • Il nous assure qu’il ne nous considère pas comme des serviteurs, mais comme des amis, parce qu’il ne nous a rien caché de ce qu’il a reçu de son Père.
  • Il nous assure que c’est Lui qui nous a choisi et que c’est Lui qui nous établit pour porter du fruit à sa ressemblance.

Résisterons-nous à cette invitation ? Si nous sommes déterminés à saisir cette amitié qui nous est offerte, nous veillerons à ne pas oublier cette condition sur laquelle elle repose. Oui, Seigneur Jésus, je veux être ton ami et je veux t’obéir en toutes choses. (à suivre)

Lundi 11 mai 2020 – Libérés… Délivrés… Déconfinés – Marc Van de Wouwer

« C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Tenez donc ferme dans cette liberté et ne vous placez pas de nouveau sous la contrainte d’un esclavage » (Galates 5 :1).

Au moment de sortir du déconfinement, ce refrain du dessin animé « La Reine des neiges » résonnera peut-être à nouveau de façon entêtante. Après deux mois d’assignation à résidence, nous voici libérés… délivrés du confinement. C’est une liberté surveillée, certes, une liberté sous conditions mais nous apprécions de retrouver une certaine latitude de mouvement, de déplacement. Ironie du calendrier : la France a commémoré l’abolition de l’esclavage ce 10 mai, veille du jour où les habitants sont libérés de leur captivité sanitaire. Le confinement nous aura au moins appris une chose : nous ne sommes pas faits pour vivre en cage, même avec des fenêtres numériques. En avoir été privé nous a rendu le goût de la liberté.

L’aspiration à la liberté est très forte. Si elle est inscrite dans nos gènes, c’est parce qu’elle est un cadeau de Dieu. Elle fait partie de l’image de Dieu imprimée dans chaque être humain. Dieu est la seule personne réellement libre. Il n’est contraint par personne ni par aucune circonstance. Nous ne pouvons pas en dire autant. Le Dieu libre nous veut libres mais le sommes-nous réellement ? Notre soif inassouvie de liberté n’exprime-t-elle pas un manque dans notre vie ? Les chaînes qui nous retiennent le plus solidement ne sont-elles pas celles que nous nous forgeons ? Ne sommes-nous pas devenus esclaves des passions que nous pensions pouvoir contrôler ? Comme l’écrit l’apôtre Pierre, nous suivons ceux qui nous « promettent la liberté alors qu’ils sont eux-mêmes esclaves de la corruption, puisque chacun est esclave de ce qui l’a dominé » (2 Pierre 2 :19).

Nous clamons haut et fort que la liberté, c’est faire tout ce que nous voulons, quand nous le voulons, comme nous le voulons. Mais nous confondons liberté et licence, liberté et autonomie. Francis Schaeffer nous avertit : « La liberté n’est pas l’autonomie » (Démission de la Raison). La liberté n’est pas une justification pour donner libre cours à nos pulsions. L’apôtre Paul rappelle : « c’est à la liberté que vous avez été appelés. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour suivre les désirs de votre nature propre » (Galates 5 :13).

La Bible explique que depuis que l’être humain a choisi « l’autonomie » par rapport à Dieu, depuis qu’il s’est fait « une loi à lui-même » (selon l’étymologie du mot), depuis qu’il a librement choisi le mal, la désobéissance à Dieu, le péché, il en en est devenu esclave. Il a perdu le pouvoir de lui dire non. Vérité difficile à entendre, n’est-ce pas ? Pourtant, Jésus a expliqué que c’est la vérité que nous connaissons par sa parole qui nous rendra libres (selon Jean 8 :31-32). Vivre libre, ce n’est pas seulement être libéré d’une captivité physique ; c’est aussi être libéré de toute dépendance, de tout esclavage, y compris de nos servitudes cachées, intérieures.

C’est cette liberté-là que Dieu veut pour nous. « C’est pour la liberté que Christ nous a affranchis. » La vraie, la totale, celle qui atteint les angles morts de nos esprits. Jésus-Christ est notre Libérateur. L’ordre de mission reçu par Jésus et déjà annoncé par le prophète Ésaïe (61 :1-2) le confirme. Jésus le partage au début de son ministère dans la synagogue de Nazareth : « L’Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu’il m’a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur » (Luc 4 :18-19). Jésus précise bien qu’il est venu pour délivrer les prisonniers et renvoyer libres les opprimés.

Le prix à payer pour notre libération est élevé, hors de prix même. Le péché qui nous asservit impose son tarif : « le salaire du péché, c’est la mort… » (Romains 6 :23). Nous racheter nous-mêmes est impossible. Aucun esclave ne peut le faire. Pour nous racheter du péché et de la mort, pour nous en délivrer, Jésus-Christ a versé lui-même le prix réclamé par la justice de Dieu. C’est une démarche libre et gratuite du Fils de Dieu rempli d’amour pour nous. Jésus a expliqué que « le Fils de l’homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Marc 10 :45). Par sa mort sur la croix, Jésus-Christ a versé la rançon – sa vie parfaite – pour nous libérer du péché qui nous retenait en otages. Par sa résurrection, il nous a libérés de la mort pour nous donner la vie éternelle. Jésus-Christ place Son Esprit en nous qui nous donne le pouvoir de dire non au péché. « Or le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté » (2 Corinthiens 3 :17).

Nous restons libres de devenir libres ou pas. C’est le propre de l’amour de Dieu de ne pas nous forcer. Mais la Bible indique que nos choix, même libres, ont des conséquences éternelles de vie ou de mort. Nous sommes invités à accepter cette liberté nouvelle en Jésus-Christ par la foi. « C’est en Christ, par la foi en lui, que nous avons la liberté de nous approcher de Dieu avec confiance » (Éphésiens 3 :12).

Alors, déconfinés ? Certes, mais sommes-nous libérés ? Jésus a dit : « Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres » (Jean 8 :36).

Samedi 9 mai 2020 – Conserver l’unité que donne l’Esprit (3) – Joël Leflaëc

Ces dernières semaines plusieurs professions sont mises à l’honneur. Bien sûr, on pense aux soignants, mais j’ai noté que plusieurs reportages attiraient l’attention sur bien des métiers moins visibles, mais tout aussi précieux et nécessaires. Notre réflexion sur Éphésiens 4, devrait aussi nous aider à considérer l’église comme l’expression des ministères et des dons que le Seigneur accorde à chacun de ses disciples. Nous avons souligné qu’à chacun est accordé un don de grâce.

Ainsi à partir du v. 11, Paul énumère alors une liste de personnes données par Dieu à l’Église :

1) Les Apôtres et prophètes, déjà mentionnés en Éphésiens 2: 20 et 3: 5, sont les dons constituant le fondement de l’Église. Le terme apôtre signifie littéralement « celui qui est envoyé en tant que délégué officiel» Le N.T. fait la distinction entre les « 12 » revêtus de l’apostolat, ceux qui étaient avec Christ, nommés par Christ, en y intégrant l’apôtre Paul, auxquels fut confiée une fois pour toute la révélation pour l’Église de tous les temps. Mais sont aussi nommés apôtres d’autres serviteurs ayant reçu le don d’apostolat mais pas la charge comme les 12 et Paul. On pourra citer Jacques (Gal. 1: 19); Barnabas (Ac. 14: 4), Andronicus et Junias (Rom. 16: 7)… et les rapprocher du ministère des missionnaires pionniers, de ceux qui sont appelés à fonder des Églises, à les organiser, les enseigner, les suivre pour y intervenir en cas de difficultés.

2) Les prophètes : De même qu’il y a deux sortes d’apôtres dans le N.T. nous trouvons deux sortes de prophètes. En premier lieu, le ministère de prophète limité à la transmission des révélations bibliques fondamentales relatives à l’Église primitive (Éphésiens 2: 20), ministère qui a pris fin, puisque la révélation est terminée.D’autre part, on peut distinguer une autre forme de prophétie, moins sûre, sans caractère normatif, qui demande à se conformer à une foi saine (Rom. 12: 6) et à approbation de l’Église (1 Cor.14: 29). Ainsi comme le rappelle l’apôtre Paul en 1 Cor. 14: 3: « Celui qui prophétise, au contraire, parle aux hommes, les édifie, les exhorte, les console ». Il ne s’agit pas comme on peut l’entendre parfois de révélations spéciales, ou de messages dit inspirés ou de prédictions qui se soustraient souvent à la mise à l’épreuve de l’Église.

3) L’évangéliste : Le N.T.mentionne trois fois le terme « évangéliste » à l’exemple de Philippe et Timothée. Il se réfère à un responsable d’une assemblée qui est chargé de la formation des membres de l’Église en vue de l’évangélisation de sa localité. Le Seigneur accorde à l’Église locale un serviteur ou une servante ayant un cœur plein d’amour pour les perdus en l’équipant des dons nécessaires pour les gagner à Christ.

4) Les pasteurs et docteurs sont présentés ensemble puisqu’il n’y a qu’un seul article. La compréhension la plus courante est de voir deux caractéristiques d’une seule et même personne. Ainsi, le ou les « anciens » selon le terme employé dans le N.T. ont pour charge de paître le troupeau, c’est à dire de les diriger et les consoler, et ensuite de les enseigner quant aux desseins de Dieu.

Est-il nécessaire de noter que l’apôtre Paul ne dit pas que tous ces dons ne sont pas l’apanage d’une seule et même personne ? N’attend-on pas trop souvent dans nos églises que le pasteur soit doué de toutes ses qualités ou pour utiliser un terme plus actuel, de ces compétences ? Cela fait partie de son travail ! Les Saintes Écritures sont claires et nous invitent à développer une compréhension saine des dons que Dieu accorde à son Église.

C’est pourquoi les v.12 – 13 exposent la raison pour laquelle Christ a donné des croyants investis de dons à l’Église : « l’édification du corps de Christ, pour parvenir à l’unité de la foi et la connaissance du Fils de Dieu, à la maturité de l’adulte, à la mesure de la stature parfaite de Christ. ». Le but est que chacun puisse former d’autres croyants qui eux même en formeront d’autres à leur tour.

Tout cela nous montre l’évidence que le corps entier est concerné. Tous les croyants ont reçu des dons pour les mettre au service des uns et des autres afin d’édifier le corps de Christ. Dans la mesure où chaque croyant agit selon le ou les dons qu’il a reçu, l’Église peut jouir de l’unité et grandir en maturité sur le plan spirituel. Chacun devient alors de plus en plus semblable à Jésus-Christ. (à suivre)

Vendredi 8 mai 2020 – Ezechiel 36-37 – Marc Bochet

Ez.36:22-37_Ez.37

Dans ce long passage après avoir menacé son peuple de punitions et représailles durant des années, le Seigneur, l’Éternel, s’adresse à son peuple et lui parle de rétablissement en précisant bien  »Ce n’est pas à cause de vous que j’agis de la sorte, maison d’Israël ; c’est à cause de mon saint nom, que vous avez profané parmi les nations ou vous êtes allés. » Les nations saurons que je suis l’Éternel, dit le Seigneur, l’Éternel. »

Mais il fait aussi une promesse :je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau :  »j’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon Esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances et que vous observiez et pratiquiez mes lois. » L’Éternel notre Créateur ne cesse pas de nous aimer parce que nous sommes désobéissants, des enfants de colère digne de colère, il persiste et s’emploie à nous conduire dans le bon chemin. Cela nous paraît dur puisque nous cherchons toujours à prendre sa place alors qu’il dit de lui-même: »Je suis l’Éternel, c’est là mon nom; et je ne donnerai pas ma gloire à un autre, ni mon honneur aux idoles.Es.42:8 . Hélas la première idole qui investit notre cœur est notre personne, notre petit moi. Or, pour suivre le Seigneur nous devons renoncer à nous même, puis prendre notre croix participer à ses souffrances, et enfin le suivre

Nous avons trop les yeux tournés vers les apparences,’‘ ne craignez pas ceux qui tuent le corps et ne peuvent tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr l’âme et le corps dans la géhenne. »Mt.10 :28. Il n’est rien ni personne qui puisse fermer la porte que le Seigneur nous ouvre ni fermer celle qu’il a ouverte, allons de l’avant, vous avez l’impression d’être inutile, c’est bien. Le Maître n’a pas besoin de nous, mais il nous fait la Grâce de nous associer à son œuvre. Voici ce qu’il dit à ceux qui ont un sentiment de stérilité :  »Que l’étranger qui s’attache à l’Éternel ne dise pas l’Éternel me séparera de son peuple! Que l’eunuque ne dise pas : voici je suis un arbre sec ! Car ainsi parle l’Éternel aux eunuques qui gardent mes sabbats, qui garderont mes sabbats, choisiront ce qui m’est agréable, et qui persévéreront dans mon alliance . Je donnerai dans ma maison et dans mes murs une place et un nom préférables à des fils et des filles; je leur donnerai un nom éternel, qui ne périra pas. » Es:56:3-6

Chers frères et sœurs réjouissons-nous et rendons grâce à notre Dieu qui pour nous s’est fait pauvre de riche qu’il était, afin que par sa pauvreté nous soyons enrichis. 2 Co.8:9

Prière : Père révèle nous l’immensité de ta grâce et des richesses que tu nous as acquises pour ta Gloire.

Jeudi 7 mai 2020 – L’exemple de la veuve – Yves Notin

Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher. Il dit : Il y avait dans une ville un juge qui ne craignait point Dieu et qui n’avait d’égard pour personne. Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait lui dire : Fais-moi justice de ma partie adverse. Pendant longtemps il refusa. Mais ensuite il dit en lui-même : Quoique je ne craigne point Dieu et que je n’aie d’égard pour personne, néanmoins, parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, afin qu’elle ne vienne pas sans cesse me rompre la tête. Le Seigneur ajouta : Entendez ce que dit le juge inique. Et Dieu ne fera-t-il pas justice à ses élus, qui crient à lui jour et nuit, et tardera-t-il à leur égard ? Je vous le dis, il leur fera promptement justice. Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Luc 18:1-8

Cette histoire est étonnante à plus d’un titre. Cette pauvre veuve, qui vient casser les pieds de ce juge injuste, semble faire exactement l’inverse de ce que Jésus nous demande de faire en Matthieu 6:7,8 :  En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

Alors, pourquoi cette veuve est-elle donnée en exemple par Jésus ? N’est-elle pas obligée de multiplier ses paroles pour obtenir justice ? Ne fait-elle pas l’inverse de ce que Jésus attend ?

La réponse est non ! Ce qui est donné en exemple, c’est sa persévérance. Il est d’ailleurs précisé que le but de la parabole est de montrer « qu’il faut toujours prier et ne point se relâcher ». C’est exactement le risque que nous courons lorsqu’une attente nous semble tarder à être satisfaite. Il est si facile de se relâcher et de renoncer sans toutefois se l’avouer. Jésus ne dit pas qu’elle a essayé de convaincre le juge en multipliant les arguments. Ce qu’il met en avant, c’est la façon avec laquelle elle représente inlassablement sa cause parce qu’elle était juste.

Jésus nous invite à nous considérer comme des veuves qui n’ont pas le choix : être exaucées est leur seule option. Il n’y a pas d’alternative. Bien sûr, cet exemple ne nous empêche pas de réexaminer nos sujets de prière. Mais tant que notre conscience ou la Parole de Dieu ne s’y opposent pas, nous devons persévérer et ne pas nous relâcher. Nous ne savons pas pourquoi certaines réponses demandent autant de temps pour être satisfaites, mais notre confiance est fondée sur l’auteur de l’exaucement et non sur les circonstances dans lesquelles il est attendu.

Nous arrivons ainsi à une autre source d’étonnement, Dieu est comparé à un juge insensible ! Jésus chercherait-il à nous faire réaliser qui est Dieu par cette comparaison extrême ? Est-il possible que Dieu se moque de la justice ? Bien sûr que non, il en est le garant. La justice et l’équité sont la base de ton trône. Psaume 89:14 Cette vision devrait renforcer notre vigueur dans la prière et nous faire craindre le relâchement et la honte qui en découle. Jésus le dit bien : Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? Le problème n’est donc pas en Dieu mais en nous. Il n’est pas dans son injustice, mais dans notre incrédulité.

Celui qui se relâche dans son travail est frère de celui qui détruit. Proverbes 18:9

O Seigneur, pardonne-nous chaque fois que nous nous relâchons. Nous sommes semblables à des cavaliers qui tombent régulièrement de leurs montures, mais par ta grâce tu nous indiques où se trouve l’étrier pour remonter en selle sans tarder. Merci pour ton pardon.

Mercredi 6 mai 2020 – Le plan de Dieu est affiché – Marc Van de Wouwer

« Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, mais c’est le plan de l’Éternel qui s’accomplit » (Proverbes 19 :21)

Comme vous, je suis frustré. Je fourmillais de projets. J’avais programmé une série d’activités ces dernières semaines (voyages, réunions, randonnées, spectacles, etc.). Un petit grain de sable invisible mais très virulent a enrayé la mécanique bien huilée de ma planification. Le temps est suspendu. L’incertitude subsiste sur tant de paramètres qu’il est impossible de recommencer à programmer vacances, déplacements, réunions de famille ou d’église. Dans l’incapacité de nous projeter dans l’avenir, nous sommes plantés devant le tableau d’affichage de nos projets. Comme dans les halls de gare et d’aéroport, il n’affiche plus aucune destination.

Beaucoup de choses peuvent perturber nos projets sur lesquels nous avons si peu de prise. Par contre, le plan et les projets de Dieu s’accomplissent parfaitement. Rien ne peut les arrêter, les dévier, les modifier ou les remettre en question. Puisque nos projets sont à l’arrêt, pourquoi ne pas fixer le tableau d’affichage du plan de Dieu ? « Où le trouver ? », me direz-vous. Dans la Bible, par laquelle Dieu « affiche » son plan d’un bout à l’autre de l’histoire de l’humanité. Au travers des auteurs bibliques, de Jésus-Christ et de ses apôtres, Dieu déplie son plan devant nous, disponible, accessible. Le plan de Dieu n’est pas secret. L’apôtre Paul qui a passé sa vie à communiquer le projet de Dieu, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, l’a dit : « … je vous ai annoncé tout le plan de Dieu sans rien en cacher » (Actes 20 :27). Il précise : « Vous savez que, sans rien cacher, je vous ai annoncé et enseigné tout ce qui vous était utile, en public et dans les maisons, en appelant les Juifs et les non-Juifs à changer d’attitude en se tournant vers Dieu et à croire en notre Seigneur Jésus-Christ » (Actes 20 :20-21).

Nous ne trouverons sans doute pas dans la Bible l’explication précise du Covid-19, ce mal singulier qui nous frappe, mais nous y trouverons mieux : le plan de Dieu pour notre vie qui affiche un point de départ, une direction, un itinéraire et une destination.

  • Un point de départ : Dieu est présent et actif depuis le début de l’univers, de l’humanité (Genèse 1) et de notre vie (Psaume 139 :15-16). Et même avant (Jérémie 1 :5 ; Éphésiens 1 :4). Nous ne sommes pas un accident biologique de l’histoire, une poussière d’atomes dispersée au hasard du cosmos mais une personne créée à l’image de Dieu et voulue par lui.
  • Une direction : Dieu nous a faits pour aimer. Pour aimer Dieu de toutes nos facultés et émotions (cœur, âme, force, pensée) et pour aimer notre prochain comme nous-mêmes (Matthieu 22 :37-38). Toutes les lois de Dieu – celles écrites dans la Bible et celles écrites dans notre cœur et notre conscience – pointent dans cette direction. Mais nous avons dévié. Nous avons commencé à nous aimer nous-mêmes plus que Dieu et notre prochain (Genèse 3). Le virus immoral du péché nous a infectés. Il a fait dérailler notre vie. Nous avons changé de direction et tourné le dos à Dieu. Nous sommes égarés, perdus, à côté de nos existences. Nous sommes dévoyés par le péché qui nous conduit à la mort (Romains 3 :23 ; 6 :23).
  • Un itinéraire : Pour retrouver le chemin de Dieu, nous avons besoin d’un nouvel itinéraire. Pas seulement d’un poteau indicateur qui indique la route à suivre mais de quelqu’un qui nous prenne par la main et qui nous accompagne tout au long du parcours. Jésus-Christ est cet itinéraire : il est la Porte par laquelle nous devons entrer pour être sauvé (Jean 10 :9) ; il est le seul Chemin qui conduit à Dieu (Jean 14 :6). En offrant sa vie pour le pardon de nos péchés, Jésus a tracé une voie nouvelle vers Dieu : « nous avons par le sang de Jésus l’assurance d’un libre accès au sanctuaire. Cette route nouvelle et vivante, il l’a inaugurée pour nous au travers du voile, c’est-à-dire de son propre corps » (Hébreux 10 :19-20). Le salut gratuit accompli par Jésus-Christ est au centre du projet de Dieu pour nous. « Il nous a sauvés et nous a adressé un saint appel. Et il ne l’a pas fait à cause de nos œuvres, mais à cause de son propre plan et de sa grâce, qui nous a été accordée en Jésus-Christ de toute éternité » (2 Timothée 1 :9).
  • Une destination : Une autre destination finale que la mort nous est proposée en Jésus-Christ. Le Bon Berger qui « donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10 : 11) nous donne aussi la vie : « Je leur donne la vie éternelle. Elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher à ma main » (Jean 10 : 28). Entre les deux seules destinations possibles, Jésus indique clairement laquelle choisir : « Entrez par la porte étroite ! En effet, large est la porte, spacieux le chemin menant à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là, mais étroite est la porte, resserré le chemin menant à la vie, et il y en a peu qui les trouvent » (Matthieu 7 :13-14). La porte de la vie éternelle s’ouvre avec les clés de la foi et du changement radical de vie. Jésus a clairement affirmé : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui écoute ma parole et qui croit à celui qui m’a envoyé a la vie éternelle; il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5 :24).

Il est difficile d’afficher le plan de Dieu en quelques mots. Pour ne pas vous tromper de direction ni de destination, je vous invite à l’examiner sérieusement dans les évangiles. Vous comprendrez que le plan de Dieu, le projet de Dieu, est pour vous.

Mardi 5 mai 2020 – Conserver l’unité que donne l’Esprit (2) – Joël Leflaëc

« Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres ». (Éphésiens 4 : 3)

Nous poursuivons notre réflexion sur l’unité que nous sommes appelés à maintenir au sein de l’Église, Corps de Christ.

Depuis quelques semaines, nous voyons de nombreuses manifestations de solidarité et d’unité en ces temps de pandémie et de confinement. Chaque soir des milliers de personnes applaudissent nos soignants depuis leur fenêtre, des milliers de personnes de toutes professions s’activent pour coudre des masques, des initiatives humanitaires voient le jour, etc… Tout cela est encourageant et signe de la nécessité de vivre un lien fort, un objectif à atteindre : vaincre cette épidémie !

Que se passera t-il lorsque la vie normale reprendra ? Plusieurs redoutent que rien be change et que tout soit comme avant sans en tirer les leçons.

Cette question est aussi nécessaire pour nous en tant que disciples de Jésus-Christ.

Allons-nous reprendre notre train-train quotidien comme avant ? Vous savez lorsque nous aspirions à ce que ce même quotidien change ?

En ce qui concerne son Église, le Seigneur nous a laissé ses directives et l’apôtre Paul les aborde à partir du v. 7 d’Éphésiens chap. 4

Ainsi, après avoir exposé les fondements et les composantes de l’unité du corps de Christ, l’Église, Paul s’emploie à à souligner les différents moyens que Dieu donne à l’Église pour permettre de préserver et conserver l’unité. Dieu donne ; Dieu accorde ses dons.

v.7: « Cependant, à chacun de nous la grâce a été donnée à la mesure du don de Christ. »

“A chacun de nous”! Paul fait ici allusion à la diversité dans l’unité.

Son désir est de nous faire prendre conscience d’une réalité fondamentale dans le Corps de Christ: l’Unité est l’aboutissement de la diversité.

Le chap. 12 de la 1re épître aux Corinthiens est riche d’enseignement à ce sujet. Si les v. 4 à 11 décrivent la diversité des dons (il y a toutes sortes de dons, d’activités, de services), les v. 12 et 13 soulignent l’unité : « Le corps humain forme un tout, et pourtant il a beaucoup d’organes. Et tous ces organes, dans leur multiplicité, ne constituent qu’un seul corps. Il en va de même pour ceux qui sont unis au Christ. »

C’est pourquoi, Paul insiste sur le fait que chacun est concerné. Nul ne peut s’y soustraire.

Bien sûr, il ne s’agit pas ici de revendiquer quoi que ce soit, ni pas de mise en avant personnelle (Paul a déjà souligné le besoin d’humilité), ni de convoitise de responsabilité particulière (Paul a rappelé la nécessité de douceur), ni d’aspiration au changement motivés des convictions personnelles (Paul a exhorté à la patience).

Il s’agit de mettre au service de Dieu et de l’Église la « grâce » reçue, c’est à dire la capacité spirituelle accordée à chaque croyant pour le bien et l’édification du corps de Christ.

Paul partage sa propre expérience en Eph. 3 : 2, 7, 8.

« v. 2 vous avez appris comment je fais part de la grâce de Dieu qui m’a été confiée pour vous. v. 7 J’en suis devenu le serviteur conformément au don de la grâce de Dieu, qui m’a été accordé en raison de l’efficacité de sa puissance. v. 8 Moi qui suis le plus petit de tous les saints, j’ai reçu la grâce d’annoncer parmi les non-Juifs les richesses infinies de Christ. »

Ainsi chaque croyant est appelé à servir dans l’Église de Jésus-Christ par la puissance de Dieu en proportion du don qu’il a reçu. Ni plus, ni moins!

– Et pour permettre au lecteur d’en comprendre la source, l’apôtre cite un texte tiré de l’A.T.

S’agit-il d’ une citation du Ps 68 : 19 ou d’un résumé du Ps 68 ? La discussion est ouverte parmi les théologiens. Mais la trame du Ps 68 illustre le Vainqueur militaire qui possède le droit d’honorer et d’accorder des présents à ceux qui s’identifient à lui.

Ainsi le Seigneur, par sa victoire sur la mort et les puissances des ténèbres, Lui le Vainqueur, accorde à l’Église des personnes rachetées, équipées par les dons pour l’édification du Corps.

D’autre part, le Ps 68 était un psaume utilisé pour la pentecôte par le peuple juif, rappelant le don de la loi par Moïse descendant du Sinaï. Ainsi Christ glorifié vint en Esprit à la Pentecôte pour apporter des dons à l’Église.

Alors que Rom. 12 et 1 Cor. 12 parlent des dons accordés aux croyants, Paul ici, accentue l’idée du dessein de Dieu ; que les croyants ainsi « équipés » sont donnés à l’Église pour son Unité.

Eph. 1 : 22 – 23 « Il (Dieu) a tout mis sous ses pieds, et il l’a donné (Christ) pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ».

– v.11 « Il a donné ».

C’est Christ qui donne à l’Église. Ce n’est pas l’Église qui choisit. Pas de campagne électorale, pas d’étalage de connaissance ou de compétence, mais la reconnaissance par l’Église de l’autorité du Seigneur qui permet ainsi la reconnaissance d’un ministère.

Demandons au Seigneur de nous permettre de discerner la grâce qu’il a accordée à chacun de nous pour son service. Telle notre société qui s’unit pour vaincre une pandémie, le Seigneur nous unit pour nous associer à Sa victoire afin de vivre et d’annoncer la Bonne Nouvelle de l’Évangile. (à suivre)

Lundi 4 mai 2020 – Psaume 60 – Marc Bochet

Ce psaume de David rédigé après que Nathan soit venu lui annoncer que « l’Éternel lui bâtirait une maison », une dynastie et que sa descendance régnerait sur Israël. Vraisemblablement entre deux batailles de cette période suivant cette annonce. La guerre n’est pas chose anodine et à plusieurs reprises les troupes de David ont pu craindre la défaite, lui même a vu la mort le frôler. Malgré la victoire il ne peut s’empêcher de dire « tu nous a repoussés, dispersés, tu t’es irrité, tu nous a fait voir des choses dures, abreuvés d’un vin d’étourdissement ». Pendant qu’il était en Syrie, Édom et Moab se sont révoltés et menacent le pays.

Le verset 6 fait charnière il peut être compris avec l’allusion à un repli sous le tir d’archers ou pris dans le sens d’une bannière destinée a annoncer la raison de se battre « en faveur de le Vérité » afin que tes bien-aimés soient délivrés.

David se souvient alors des promesses du Seigneur, l’Éternel; il découvre qu’appartenir à l’Éternel ne les mets pas à l’abri d’épreuves, la victoire n’est pas automatique. Oui il faut que la bannière s’élève en faveur de la vérité. Là il y a une pause.

Au verset 7, il revient animé d’un autre esprit, il a saisi que la victoire n’est pas une affaire de décision ou de vouloir humain, non elle est le fruit de la relation avec Dieu. S’en suit une suite d’allusion à des promesses du Seigneur assorties de jeux de mots ; pour affirmer « le secours de l’homme n’est que vanité. Avec Dieu, nous ferons des exploits ; il écrasera nos ennemis. »

Le Seigneur se plaît à voir ses enfants dépendants de lui, comptant sur ses directives, son aide et sa victoire déjà acquise à la croix, il est de notre devoir de l’affirmer surtout quand nous connaissons des situations évocatrices de défaite.

Prière : Père dirige nos yeux sur ta victoire, nous te devons tout. Que ton nom soit glorifié en nous, comme il l’est au ciel.

Samedi 2 mai 2020 – L’Eternel nous dirige (2) – Yves Notin

Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence ; On les bride avec un frein et un mors, dont on les pare, Afin qu’ils ne s’approchent point de toi. Beaucoup de douleurs sont la part du méchant, Mais celui qui se confie en l’Éternel est environné de sa grâce. Psaume 32:8-10

L’Éternel nous guide chaque jour. Il nous en a fait la promesse. Seulement, il souhaite le faire sans qu’il soit nécessaire de nous harnacher, comme on le ferait pour un cheval. Il attend notre coopération active.

Nous pouvons connaître les fondamentaux qui nous permettent de discerner sa volonté. Néanmoins, le péché ne nous permet pas toujours de viser juste. Il lui arrive de s’imposer malgré notre volonté et notre discernement. Malgré notre bonne volonté, nous nous transformons en chevaux que l’Éternel doit guider avec un peu plus de fermeté, parce qu’il nous aime. Le livre des Proverbes exprime cette réalité ainsi :

Le cœur de l’homme médite sa voie, Mais c’est l’Éternel qui dirige ses pas. Proverbes 16:9  Il y a dans le cœur de l’homme beaucoup de projets, Mais c’est le dessein de l’Éternel qui s’accomplit. Proverbes 19:21 C’est l’Éternel qui dirige les pas de l’homme, Mais l’homme peut-il comprendre sa voie ? Proverbes 20:24

L’Éternel dirige nos pas, cela signifie qu’il nous confronte à des événements que nous ne comprenons pas, mais qu’il contrôle entièrement. Il Lui arrive également de ne pas nous permettre de prendre certaines décisions, pour nous éviter de faire de mauvais choix. A d’autres occasions, il nous permettra de lui obéir tout simplement pour nous en remettre à sa grâce. C’est ainsi qu’Abraham, en conflit avec son neveu Loth, a eu pour priorité de « procurer la paix » et il lui a laissé prendre la décision qui apaisera la situation : Tout le pays n’est-il pas devant toi ? Sépare-toi donc de moi : si tu vas à gauche, j’irai à droite ; si tu vas à droite, j’irai à gauche. Genèse 13:9

En renonçant au privilège de choisir pour promouvoir la paix, Abraham a évité le piège dans lequel est tombé son neveu. Loth leva les yeux et vit la beauté de la plaine du Jourdain. Il choisit ce qui lui semblait le meilleur, sans consulter l’Éternel. Nous connaissons la fin de l’histoire, celle de Sodome et Gomorrhe, mais aussi celle de Loth. Une mauvaise décision entraîne souvent d’autres mauvaises décisions.

O Père, protège-nous de nous-mêmes ! Apprends-nous à ne plus « oublier » de te consulter. Apprends-nous à aimer t’obéir. Évite-nous d’être confrontés à des choix qui ne sont pas à notre portée. Nous te louons parce que le plus important n’est pas le discernement que tu nous accordes, mais le fait que tu diriges nos vies.

Vendredi 1er mai 2020 – Dieu est au contact – Marc Van de Wouver

« Un lépreux vint à lui, et, se jetant à genoux, lui dit en suppliant : « Si tu le veux, tu peux me rendre pur. » Rempli de compassion, Jésus tendit la main, le toucha et dit : « Je le veux, sois pur. » (Évangile selon Marc 1 :40-41).

Les temps que nous vivons accentuent une tendance déjà présente dans notre société : le « sans contact ». Nous payons sans contact, nous achetons par Internet sans contact, nous utilisons des thermomètres et autres appareils sans contact, etc. Le confinement nous oblige à pousser plus loin la logique d’un monde de plus en plus virtuel : relations sans contact physique, activités touristiques sans contact, sport sans contact, livraison sans contact, etc. Les familles, les écoles, les entreprises, les commerces, les églises doivent vivre à l’heure du « sans contact ». Tout cela pour des raisons sanitaires indiscutables.

Cette tendance préfigure-t-elle le monde de demain ? Une société où les individus sont de plus en plus repliés sur eux-mêmes ? Où l’égoïsme et l’individualisme prévalent ? Où la solitude et l’absence de proximité se répandent comme une pandémie ?

Dans la situation du Covid-19, c’est peut-être le reproche que vous faites à Dieu : d’être silencieux et lointain, d’être un « Dieu sans contact ». C’est tout l’inverse que nous montrent les évangiles.

En Jésus, Dieu est venu au contact de notre humanité perdue. Il s’est volontairement dépouillé des privilèges de sa divinité « en devenant semblable aux êtres humains » (selon Philippiens 2 :7). Dieu s’est « confiné » dans notre humanité pour nous rencontrer là où nous sommes. En Jésus, Dieu est vraiment « Emmanuel », ce qui signifie « Dieu avec nous » (Matthieu 1 :23).

Dans les évangiles, il est frappant de constater le nombre de contacts physiques que Jésus a eus avec celles et ceux qu’il croisait. Soit il prenait l’initiative de les toucher, soit il se laissait toucher par les gens (cf. Marc 3 :10 ; 5 :27 ; 6 :56, 7 :33 ; 10 :33, etc.). Jésus allait au contact ; il provoquait les contacts.

La plupart du temps, c’était avec des malades, comme ce lépreux, des intouchables au plein sens du terme : des personnes impures que la loi interdisait de toucher. Jésus ne se contentait pas de les effleurer furtivement. Il posait les mains sur eux ; il les prenait par la main ; il touchait leurs yeux, leur langue ou leurs oreilles, appliquant même sa salive dessus (Marc 7 :33 ; 8 :23 ; Jean 9 :6). Pour opérer son œuvre de guérison, de libération, de transformation, Jésus touchait les gens au plus près. Il a démontré que chaque personne, même la plus vulnérable, même la plus fragile, comptait pour lui et qu’il veut nous toucher tous.

Jésus est venu supprimer la distance qui nous sépare de Dieu. Il nous a remis en contact avec Dieu par sa mort sur la croix et sa résurrection. Jamais Dieu n’a été aussi proche de nous, autant en contact avec nous, que quand Jésus-Christ subissait la punition que mérite  notre péché : « lui qui a lui-même porté nos péchés dans son corps à la croix, afin que, libérés du péché, nous vivions pour la justice » (1 Pierre 2 :24).

Dieu reste au contact de nos vies. Le Christ ressuscité veut nous toucher par son amour et son pardon. Il veut restaurer un lien indestructible avec le Dieu vivant. Il veut infuser en nous Son Esprit, source bienfaisante d’une relation de paix et de joie avec Dieu. Cette relation alimente toutes les autres. En nous rapprochant de lui, Jésus-Christ nous rapproche aussi des autres.

Nous pouvons choisir d’être « sans contact » avec Dieu ou de nous laisser transformer par le contact de Jésus-Christ.

Jeudi 30 avril 2020 – Oeuvrer pour maintenir l’unité – Joël Leflaëc

Notre dernière méditation du 25 avril nous inviter à œuvrer pour maintenir l’unité. En ces temps de confinement, c’est une priorité qui devait nous animer. Le risque de s’isoler ou de perdre le sens de notre vocation est à ne pas négliger. Dans un premier temps, l’apôtre Paul exhortait les croyants d’Éphèse « Efforcer de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui les lie les uns aux autres ». (Éphésiens 4:3) Nous avons considéré 3 qualités de cette unité : l’humilité, la douceur et la patience.

L’apôtre Paul poursuit à partir du v. 4 la nature même de cette unité. Ainsi, il expose la liste de 7 composants de l’unité que nous sommes appelés à conserver.

– Un seul corps : Il s’agit ici de prendre conscience de la réalité de l’Église universelle, de tous les croyants. Éphésiens 1:22-23 « Il a tout mis sous ses pieds et il l’a donné pour chef suprême à l’Eglise qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous ».

– Un seul Esprit : Paul écrit en Éphésiens 2:22 « En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit ».

C’est pourquoi lorsqu’il souligne au v. 4 « comme aussi vous avez été appelés à une seule espérance par votre vocation » il atteste que tous les croyants partagent la même espérance en ce qui concerne leur avenir avec Dieu.

– Un seul Seigneur : C’est ce que souligne Romains 10:12 « Il n’y a aucune différence, en effet, entre le Juif et le Grec, puisqu’ils ont tous un même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent ».

Colossiens 1:18 nous rappelle que Christ « est la tête du corps de l’Église ; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier ».

– Une seule foi : Celle-ci amène les hommes à reconnaître Jésus-Christ comme le Seigneur. Ainsi Paul écrit en 1 Corinthiens 12:3 « C’est pourquoi je vous déclare que nul, s’il parle par l’Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et que nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n’est par le Saint-Esprit ». Ainsi selon Colossiens 2:7 nous sommes conduits non seulement à reconnaître Jésus comme Seigneur, mais à vivre avec Jésus comme notre Seigneur. « Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui, étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d’après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces ».

– Un seul baptême : Paul écrit en Romains 6:3-4 « Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie ». Et de poursuivre en 1 Corinthiens 12:13 « Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit ». Un seul baptême nous rappelle ici que par le baptême d’eau, les croyants manifestaient leur unité en témoignant de l’œuvre que Dieu avait accomplie dans leur vie.

– Un seul Dieu et Père de tous : Paul nous montre à nouveau la relation étroite et privilégiée que Dieu développe avec son peuple. Il est le Père de tous ceux qui croient, de ceux qui sont appelés ses enfants. Il est ainsi « au-dessus » de tous les croyants en tant que leur Souverain, il vit « parmi eux » et se manifeste « en eux ». Il est intéressant de souligner l’importance de la Trinité qui fait partie intégrante de la liste des 7 composantes de l’unité.

Le Corps des croyants est vivifié par un seul Esprit de sorte que tous les croyants ont une même espérance. Ce corps est uni à son seul Seigneur par l’acte de foi de chacun de ses membres. Son union avec le Seigneur est dépeinte par un seul baptême. Un seul Dieu, Dieu le Père, règne au-dessus de tous, se manifeste parmi tous et demeure en tous.

Voilà des rappels bienfaisants alors que nos activités sont interrompues pour un temps. C’est si facile de perdre de vue ce qui nous unie vraiment. Parfois, nous remplaçons inconsciemment ces fondements par l’activisme, le relationnel ou autre… Puissions-nous être encouragés et fortifiés par ce que Dieu nous donne pour vivre et être ce Corps si particulier et si précieux à ses yeux dont Christ est la tête. (A suivre)

Mercredi 29 avril 2020 – Ezéchiel 33:1-9 – Marc Bochet

Le prophète Ézéchiel déporté parmi son peuple, en même temps que le roi Jojakin, en Chaldée à Babylone de la cinquième à la vingt septième année de captivité. Destiné à être sacrificateur, la déportation change sa destinée en celle de prophète de l’Éternel. Son livre comporte une succession de messages adressés, tantôt à la population de Jérusalem, tantôt aux captifs de Juda à Tel Habib banlieue proche de Babylone, et aux nations qui ont participé au pillage de Jérusalem. Dans le passage d’aujourd’hui le Seigneur l’Éternel lui rappelle qu’il a été établi  »sentinelle » pour son peuple, en rappel des exhortations reçues auparavant. (3:17)

Dans les versets 1-6 le rôle de la sentinelle est décrit : La parole de l’Éternel me fut adressée en ces mots : Fils de l’homme parle aux enfants de ton peuple et dis leur : lorsque je fais venir l’épée sur un pays, et que le peuple du pays prend dans son sein un homme et l’établit comme sentinelle… si celui qui entend le son de la trompette ne se laisse pas avertir et que l’épée vienne le surprendre, son sang sera sur sa tète. Il a entendu le son de la trompette et ne s’est pas laissé avertir, son sang sera sur lui ; s’il se laisse avertir, il sauvera son âme. Si la sentinelle voit venir l’épée et ne sonne pas de la trompette, si le peuple n’est pas averti et que l’épée vienne enlever la vie à quelqu’un, celui-ci périra à cause de son iniquité, mais je redemanderai son sang à la sentinelle.

Au verset 7 sa responsabilité est établie : Et toi, fils de l’homme, je t’ai établi comme sentinelle sur la maison d’Israël. Tu dois écouter la parole qui sort de ma bouche, et les avertir de ma part. Quand je dis au méchant, méchant tu mourras ! Si tu ne parles pas, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang. Si tu avertis et que le méchant ne se détourne pas de son iniquité, il mourra et toi tu sauveras ton âme.

Chers amis je vous rappelle que le Seigneur lui-même a dit « tout pouvoir m’a été donné dans le ciel et sur la terre. Allez et faites de toutes les nations des disciples ».

Nous sommes dans une situation qui évoque celle de captifs mais que nous apporte ce temps à part ? Avons-nous gardé nos habitudes de consommation frénétique comme l’évoquait Marc Van de Wouver, de plaisirs immédiats et éphémères, de rêves que nous ne pourrons pas atteindre ou réaliser.

Quels sont nos projets nos ambitions pour demain, car le Seigneur en a pour nous : faire des disciples et le glorifier. Voulez-vous entrer dans une nouvelle dimension, la vocation vous est adressée soyez sentinelle. Nous avons commencé de chercher des disciples dans notre quartier. Ce n’est pas seulement un mot mais un monde, ses commerçants, ses services, ses jeunes et moins jeunes.

Tout un champ est devant nous, entrons y animés et unis par un Esprit de solidarité et de compassion .

Mardi 28 avril 2020 – L’Eternel nous guide – Yves Notin

Tout au long de notre vie, nous aurons des milliers de décisions à prendre. La plupart d’entre elles seront insignifiantes, mais un grand nombre d’entre elles seront essentielles, voire vitales. Dès notre enfance, nous avons appris qu’il n’est pas facile de faire les meilleurs choix. La vie chrétienne nous rend encore plus attentif à cette difficulté. La Bible est remplie d’encouragements à faire confiance à Dieu pour être guidés, tout au long de notre vie. Mais comment nous guide-t-il ? Comment discerner cette direction ?

D’autant que livre d’Esaïe nous adresse cette mise en garde : Malheur, dit l’Eternel, aux enfants rebelles, qui prennent des résolutions sans moi, et qui font des alliances sans ma volonté, pour accumuler péché sur péché ! Qui descendent en Egypte sans me consulter, pour se réfugier sous la protection de Pharaon, et chercher un abri sous l’ombre de l’Egypte ! La protection de Pharaon sera pour vous une honte, et l’abri sous l’ombre de l’Egypte une ignominie. Esaïe 30:1-3 

Pour éviter de prendre des décisions sans son secours, il nous faut d’abord être convaincus qu’il peut et surtout qu’il désire nous guider. Dans ce passage, l’Egypte représente la facilité, le chemin large, la voie la plus rapide, celle qui ne nécessite aucune confiance en Dieu, celle que nous pensons contrôler de bout en bout, bref celle de l’erreur !

Comment éviter cet écueil ? Pour répondre à cette question, revenons aux fondamentaux. Voici donc 5 points à vérifier lorsque nous devons prendre une décision :

1°) La patience : L’équation est assez simple : Précipitation = Mauvaise décision. Bien entendu, il y a des exceptions, mais elles sont rares. Celui qui précipite ses pas tombe dans le péché (Proverbes 19:2).

2°) L’autorité de la Bible : Ai-je pris en compte l’enseignement complet de la Bible par rapport à la question qui me préoccupe ? Me suis-je soumis à cet enseignement ? Ta parole est une lampe à mes pieds, et une lumière sur mon sentier (Psaumes 119:105).

3°) Le conseil de personnes avisées : Moïse, un des plus grands prophètes qui n’ait jamais existé, un homme qui parlait à Dieu face à face. Pourtant, il a été assez sage pour écouter les conseils de son beau-père. Pensons-nous être mieux placés que lui pour nous dispenser des conseils des personnes que Dieu place sur notre chemin ?

4°) La prière : Ce n’est pas un moment où l’on informe Dieu de notre situation, car il sait mieux que nous où nous en sommes. Mais c’est un moment où l’on s’accorde avec Lui pour comprendre sa volonté, face aux circonstances auxquelles nous sommes confrontés.

5°) La paix de Dieu : Elle découle souvent de la prière, mais il arrive que dans certaines situations, particulièrement difficiles et troubles, la prière doive être renouvelée plusieurs fois pour que nous puissions recevoir cette paix divine. C’est l’exemple laissé par Jésus dans le jardin de Gethsémané. Paul nous invite à le vivre ainsi :

Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus-Christ. (Philippiens 4:6,7)

Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché. Romains 14:23

Lorsque nous recevons cette paix, lorsqu’elle est en harmonie avec notre conviction intérieure sur la décision envisagée, alors nous pouvons espérer regarder dans la bonne direction… (à suivre)

Lundi 27 avril 2020 – Bonheur salé ou sacré – Marc Van de Wouver

« Aussi ai-je conclu qu’il n’y a rien d’autre qui soit bon pour lui que jouir du bonheur et se donner du bon temps durant sa vie » (Ecclésiaste 3 :12).

J’ai été frappé ce 26 avril d’apercevoir au journal télévisé une file de plusieurs centaines de mètres de véhicules, conduites par des personnes avides de commander des hamburgers au drive-in d’un fast-food récemment rouvert à Paris. Qu’est-ce que cela nous dit (à part le fait que beaucoup apprécient les hamburgers, ce qui se comprend parfaitement) ? Que les gens ont le bonheur salé ! Qu’ils s’empressent de reprendre leur vie d’avant sur les mêmes bases. Que l’épreuve traversée n’a pas changé les habitudes ; qu’elle est juste une parenthèse. Que le bonheur se mesure toujours en termes de consommation, de satisfaction immédiate, d’avoir plutôt que d’être.
Que restera-t-il de ce temps unique où nous pouvons être seuls avec nous-mêmes pour évaluer notre vie ? Chercher quel sens lui donner ? Réfléchir à nos origines, à notre destinée ? Je ne pense pas qu’on verra les mêmes files de personnes devant les églises pour venir chercher la nourriture pour leur âme.
L’auteur du constat ci-dessus ne méprise pas les plaisirs de la vie, pas plus que l’auteur de cet article. L’Ecclésiaste est le roi Salomon. Comme il l’explique (chapitre 2), il a tout connu, tout essayé : la joie, le rire, l’alcool, la richesse, le pouvoir, de nombreuses femmes, le travail, de grandes réalisations, la sagesse, etc., avant d’en réaliser toute la vanité. Car ces choses, aussi attrayantes soient-elles, ne sauraient constituer par elles-mêmes le fondement stable du bonheur. A peine arrivent-elles à nous faire oublier par moments le vide abyssal qui nous habite.
Dans le verset qui suit (3 :13), l’Ecclésiaste leur trouve quand même du sens : « Car, si quelqu’un peut manger et boire et jouir du bonheur au milieu de son dur labeur, c’est un don de Dieu. » C’est parce que manger, boire, jouir du bonheur, se donner du bon temps, sont un cadeau de Dieu que nous en mesurons la valeur. Notre bonheur a besoin du sacré. Ce qui donne du sens à notre vie, ce ne sont pas les dons, c’est le Donateur. Alors que nous profitons de tant de bienfaits tous les jours, avons-nous pensé au Bienfaiteur de qui nous les tenons ? Sommes-nous reconnaissants ? Sommes-nous conscients que Dieu nous les accorde pour se faire connaître à nous ?
Dans le verset qui précède (3 :11), l’Ecclésiaste nous dévoile une autre manière de Dieu de se révéler aux hommes : « Dieu fait toute chose belle en son temps. Il a implanté au tréfonds de l’être humain le sens de l’éternité. Et pourtant, l’homme est incapable de saisir l’oeuvre que Dieu accomplit du commencement à la fin. » Cet « implant » divin, ce sens de l’éternité qui nous obsède, cette pensée que la mort n’est sans doute pas la fin, cette idée tenace et confuse qu’un Dieu créateur a fait toutes ces belles choses qui nous entourent, cette complexité interpellante d’un univers aussi stupéfiant qu’incompréhensible, tout cela est aussi un cadeau que Dieu nous fait pour nous pousser à le chercher… et à le trouver.
Chers futurs déconfinés, choisirez-vous le bonheur salé ou sacré ? Plutôt que d’étouffer la pensée de l’éternité par une recherche effrénée de bien-être, si vous profitiez de ces derniers instants de face à face avec vous-mêmes pour lire les évangiles et chercher Dieu qui veut vous rencontrer dans son Fils Jésus-Christ.

Samedi 25 avril 2020 – Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit – Joël Leflaëc

Efforcez-vous de conserver l’unité que donne l’Esprit, dans la paix qui vous lie les uns aux autres (Éphésiens 4 : 3)

Voilà une exhortation de l’apôtre Paul qui résonne de façon différente en tant de confinement. Pourtant je suis convaincu qu’elle reste pleinement d’actualité.

Comment vivre l’unité alors que nous sommes chacun et chacune confinés, que nos rencontres et services ensemble sont temporairement suspendus. Bien sûr, nous continuons à prier les uns pour les autres, nous essayons de garder le contact par les moyens technologiques mais il s’agit bien de conserver l’unité que donne le St Esprit.

Dans les trois premiers chapitres de son épître aux Éphésiens, l’apôtre Paul explique en quoi consiste l’unité des croyants. Il leur expose les traits principaux de la doctrine chrétienne pour les amener à comprendre que juifs et non juifs deviennent en Christ un seul peuple racheté.

Ensuite il les exhorte à ce que cette unité soit manifeste entre eux du fait qu’ils sont appelés à s’aimer de l’amour du Christ.

C’est pourquoi à partir du chap. 4, Paul va enseigner l’Église afin qu’elle prenne conscience du besoin de mettre en pratique cette unité. Il les invite à considérer comment marcher dans l’unité du corps unique qu’ils constituaient.

Cette marche est alors possible à condition que ces croyants mettent au service du Seigneur et de l’Église les dons qu’ils ont reçus du Seigneur afin que le corps de Christ qui est l’Église puisse croître et se fortifier.

Paul invite à « marcher d’une manière digne de la vocation ». C’est un désir constant chez l’apôtre Paul et il fera la même exhortation en 1 Thessaloniciens 2 : 11, 12 : « Vous savez aussi que nous avons été pour chacun de vous ce qu’un père est pour ses enfants, vous exhortant, vous consolant, vous conjurant de marcher d’une manière digne de Dieu, qui vous appelle à son royaume et à sa gloire ».

Il s’agit pour chaque croyant de comprendre et de travailler à l’équilibre entre se vocation et la conduite qui en découle.

Si notre vocation est fondée sur le salut reçu en Jésus-Christ et l’unité au corps de Christ qui y est attachée, notre conduite ou notre façon de marcher doit en être le reflet dans notre vie personnelle et dans nos responsabilités envers les autres croyants de l’Église.

C’est ainsi que l’apôtre Paul s’emploie à décrire cette conduite par 3 qualités essentielles à partir du verset 2.

– L’humilité : Il faut comprendre que dans la culture grecque , l’humilité était considérée comme un vice, seuls les esclaves étaient tenus de la pratiquer. L’opposé de l’humilité est l’orgueil qui lui, favorise la division. L’humilité quant à elle encourage l’unité. L’humilité, également, favorise notre obéissance à Dieu et notre dépendance de Lui. C’est ainsi que Jean-Baptiste dira de Jésus: “Il faut qu’il croisse, et que je diminue”. (Jn 3 : 30)

C’est aussi ce que l’apôtre Paul rappelle aux Romains : « Par la grâce qui m’a été donnée, je dis à chacun de vous de n’avoir pas de lui-même une trop haute opinion, mais de revêtir des sentiments modestes, selon la mesure de foi que Dieu a départie à chacun”. (Rom.12:3).

On entend beaucoup d’interprétations sur les temps que nous vivons. Certains semblent « avoir tout compris ». L’appel à l’humilité de Paul me semble approprié…

– La douceur : La douceur suppose que le croyant maîtrise ses émotions. c’est ce que souligne la Parole de Dieu lorsqu’elle cite le fruit de l’Esprit en Galates 5:22. La douceur fait et doit faire l’objet de de notre attention et de nos efforts.

Paul le rappelle en Colossien 3 : 12: « Ainsi donc, comme des élus de Dieu, saints et bien-aimés, revêtez-vous de sentiments de compassion, de bonté, d’humilité, de douceur, de patience ». Le contraire de la douceur sera alors décrit comme l’autoritarisme, l’insolence et la dureté. Pourtant la douceur n’est pas synonyme de faiblesse.

Un commentateur de la Bible disait: “La douceur n’évoque pas la faiblesse. C’est un moyen terme entre être toujours en colère et ne jamais l’être. En effet, celui qui se laisse conduire par Dieu se met en colère au bon moment, et il n’est jamais en colère au mauvais moment. Ainsi Moïse avait la réputation d’être l’homme le plus doux qui ait jamais existé. Pourtant il se mit en colère lorsqu’Israël pécha contre Dieu.

Le Christ était doux et humble de cœur (Mat.11: 29) mais il se mit en colère parce que certains juifs avaient utilisé le temple pour y abriter des voleurs.

Bien des évènements, décisions ou parfois la promiscuité peuvent agacer, irriter et nous conduire à des comportements coupables. L’appel à la douceur de Paul me semble aussi approprié…

– La patience: Selon Jacques 5: 10-11 « Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur. Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment. Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion. »

Quelqu’un a dit “ la patience, c’est l’esprit qui n’abandonne jamais, car il supporte jusqu’à la fin, même dans l’adversité”.

Les semaines passent, les risques de difficultés économiques et sociales augmentent. Le temps de confinement n’est pas fini et les étapes de déconfinement seront longues. Là aussi, l’appel à la patience de Paul est nécessaire.

Les trois attitudes: humilité, douceur et patience sont alors trois qualités fondamentales pour l’invitation qui est alors formulée au verset 3 « Vous efforçant de conserver l’unité de l’Esprit…” »

Le terme pour “efforçant” veut dire littéralement « en faisant tous vos efforts assidus ». Il s’agit d’une attitude permanente à laquelle chacun doit s’attacher. Il ne s’agit pas d’un état de fait.

Il est vrai que nous n’avons pas à créer l’unité de l’Esprit. Elle nous est donnée par Dieu. Mais nous sommes appelés à nous efforcer de conserver cette unité par le lien de la paix, c’est à dire à conserver ce que Dieu a fait en créant un seul « homme nouveau » (Éphésiens 2 : 15,16)

Ma prière est que nous puissions continuer à cultiver ces qualités dans nos foyers, nos familles, dans nos relations les uns avec les autres même si elles sont différentes pour un temps. Veillons à garder l’unité que donne l’Esprit et restons unis en Jésus-Christ. Saisissons ce temps particulier pour permettre au Seigneur d’œuvrer en nous dans ce sens.

Vendredi 24 avril 2020 – Galates 1:1-11 – Marc Bochet

Paul, après avoir établi premièrement son titre d’apôtre, salue ses lecteurs et entre dans le sujet de sa lettre. Les Galates étaient jeunes convertis, troublés par des enseignants zélés et avides d’établir la religion qu’ils ne parvenaient pas à suivre. Dès les salutations Paul établit: Christ s’est donné lui même selon la volonté du Père pour nos péchés et nous assurer une vie nouvelle. Au verset 6, il défend vigoureusement son évangile transmis par Dieu, en dehors duquel il n’y a rien. L’apôtre va jusqu’à affirmer que si lui même venait à annoncer un autre évangile il devrait être considéré comme anathème, un falsificateur impie !
Aujourd’hui la contestation de l’évangile est beaucoup plus sournoise s’appuyant sur des bases  »scientifiques », des découvertes archéologiques nouvelles, l’affirmation gratuite de falsification du texte sacré, de l’apparition d’un cinquième évangile . A l’heure du confinement les attaques se manifestent par le biais des média et des réseaux sociaux. L’ami qui vous veut du bien et qui ne s’est pas manifesté depuis deux ans se souvient de vous pour vous entretenir d’un article qu’il aurait lu. Chers frères et sœurs, notre but n’a pas changé : nous devons nous efforcer d’obéir au Seigneur et faire des disciples. Pour cela nous devons enseigner tout ce que le Maître nous a transmis, être bien au fait de la doctrine, la vivre, pour ne pas être ébranlés par des fables habilement construites. La majorité de ces fausses doctrines ont été inventées par des ignorants et transmises à des analphabètes qui avaient besoin d’un motif pour justifier leur conduite malhonnête et impie. Veillez donc à lire et relire la parole pour être capables de réfuter les contradicteurs et transmettre le pur évangile à vos interlocuteurs.
Galates 2:16  »Sachant que ce n’est pas par les œuvres de la loi que l’homme est justifié par Dieu, le Créateur, mais par par la foi en Jésus Christ ; nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d’être justifié par la foi en Christ et non par les œuvres de la loi, parce que personne ne sera justifié par les œuvres de la loi. »
Prière : Père rappelle-nous les les rudiments élémentaires de la foi et rend nous capable de les transmettre honnêtement.

Jeudi 23 avril 2020 – L’insensé même, quand il se tait, passe pour sage – Yves Notin

Tout le monde parle du Covid-19. On en parle même beaucoup. Au plus on en parle, au plus on constate que notre connaissance à son sujet est vraiment limitée. Voici quelques affirmations contradictoires que j’ai pu relever dans la presse ou dans des témoignages de spécialistes :

Sur une surface inerte, le virus a une durée de vie de : quelques heures, 3 jours, 9 jours, 17 jours ! La distance de projection depuis une personne infectée est de : 1 mètre, 2 mètres, 4 mètres !
Le virus a une action saisonnière : Oui, Non ! Les enfants n’ont rien à redouter : Oui, Non ! On pourrait continuer cette liste encore longtemps, en parlant de la durée de contagion, de la possibilité d’une réinfection, etc.

Plus on en parle, plus on réalise que nous en savons réellement si peu ! Les hommes ne seraient-ils pas plus sages, s’ils ne disaient que ce qu’ils savent réellement ? Cela nous induirait certainement moins en erreur et nous éviterait de fausses sécurités et les graves conséquences qui en découlent. Qu’il est difficile de dire « je ne sais pas » ou même de se taire !

Pourtant la Bible nous enseigne que « l’insensé même, quand il se tait, passe pour sage ; Celui qui ferme ses lèvres est un homme intelligent. » (Proverbes 17:28) Elle nous présente l’humanité déchue comme aspirant à la connaissance, mais sans le secours de Dieu. Étant réduits à avancer à tâtons, les êtres humains réalisent souvent, au fur et à mesure de leurs progrès, que ce qu’ils pensaient savoir précédemment n’était pas vrai.

Les chrétiens sont-ils à l’abri du risque de cacher leur ignorance derrière une fausse connaissance ? Non, bien sûr. Nous portons la même nature et sommes soumis aux mêmes luttes. La presse française, qui parle rarement des chrétiens évangéliques, ne s’est pas privée de rapporter les paroles déplacées de chrétiens américains qui pensaient disposer d’une connaissance particulière sur cette pandémie. Bien sûr, nous disposons d’un avantage considérable, nous pouvons obtenir le secours de Dieu. Le Créateur omniscient, devant qui tout est découvert (Hébreux 4:13), nous a confié sa Parole écrite et également son Esprit pour nous guider (1 Jean 2:27).

C’est pour cette raison que l’apôtre Paul a écrit : Car en Christ vous avez été comblés de toutes les richesses qui concernent la parole et la connaissance, 1 Corinthiens 1:5

Je suis moi-même persuadé que vous êtes pleins de bonnes dispositions, remplis de toute connaissance, et capables de vous exhorter les uns les autres. Romains 15:14

Ce privilège ne devrait pas nous empêcher d’être prudents dans nos affirmations, car nous ne sommes pas infaillibles. La connaissance accordée par Dieu ne vise pas à nous placer au-dessus des autres, mais à faire grandir et éclairer notre amour pour eux.

La connaissance enfle, mais l’amour édifie (1 Corinthiens 8:1).

Ce que je demande dans mes prières, c’est que votre amour augmente de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour le discernement des choses les meilleures, afin que vous soyez purs et irréprochables pour le jour de Christ. Philippiens 1:9,10.

Seigneur, permets-nous de ne jamais oublier que la connaissance que tu nous accordes est surtout au service de ton amour et de ton œuvre de justice.

Mercredi 22 avril 2020 – Dieu a-t-il toute notre attention ? – Marc Van de Wouwer

« L’Éternel dit : « Sors et tiens-toi sur la montagne devant l’Éternel, et l’Éternel va passer ! » Devant l’Eternel, il y eut un vent fort et violent qui déchirait les montagnes et brisait les rochers ; l’Éternel n’était pas dans le vent. Après le vent, il y eut un tremblement de terre ; l’Éternel n’était pas dans le tremblement de terre. Après le tremblement de terre, il y eut un feu ; l’Éternel n’était pas dans le feu. Après le feu, il y eut un murmure doux et léger. Quand il l’entendit, Élie s’enveloppa le visage de son manteau, sortit et se tint à l’entrée de la grotte. Et voici qu’une voix lui fit entendre ces paroles : « Que fais-tu ici, Élie ? » (1 Rois 19 :11-13).

Quelques éléments de contexte sont nécessaires pour comprendre (1 Rois, chapitres 17 à 19). Le prophète Élie est envoyé par Dieu pour annoncer des années de sécheresse à Achab, le roi impie qui règne alors sur Israël. Trois ans et demi plus tard, Élie remporte une victoire éclatante sur les 850 prophètes de Baal et Astarté, en démontrant la puissance du vrai Dieu face à l’impuissance de ces dieux cananéens. Dieu fait descendre le feu du ciel sur le sacrifice présenté par Élie. Le peuple d’Israël reconnaît que « c’est l’Eternel qui est Dieu ! » (1 Rois 18 :39) et exécute les prophètes des faux dieux. Élie prie ensuite avec intensité et Dieu fait tomber à nouveau la pluie sur Israël. Rempli de force par Dieu, Élie court devant le char du roi Achab sur une longue distance. Il est manifestement gonflé à bloc !

Quelques jours plus tard, par représailles pour la mort de ses prophètes, la reine Jézabel fait le serment de tuer Élie. Pour échapper à la menace, Élie prend ses jambes à son cou et s’enfuit dans le désert. Il tombe dans une profonde dépression, demandant à Dieu de mourir. Dieu intervient, le nourrit, l’abreuve, lui donne du repos. Ensuite, l’Éternel le conduit à Horeb, la « montagne de Dieu » (le mont Sinaï où Dieu s’est révélé à Moïse). Arrivé là, Élie déverse toute son amertume et son incompréhension devant Dieu. Il l’accable de reproches qu’on pourrait paraphraser ainsi : « Pourquoi ? Pourquoi moi ? Après tout ce que j’ai fait pour toi ! Je suis le seul à t’être resté fidèle et c’est moi qu’on veut tuer ! » L’ascenseur émotionnel qui entraîne le prophète, en fonction des circonstances, confirme le constat de l’apôtre Jacques (5 :17) : « Élie était un homme de la même nature que nous. »

Je ne sais dans quelle situation vous a trouvé le Covid-19. Vous veniez peut-être de remporter un succès professionnel, d’obtenir une promotion, d’avoir rencontré quelqu’un, de vous marier, d’avoir un enfant, d’avoir réussi un coup en Bourse, d’avoir acheté une nouvelle voiture, d’avoir programmé vos vacances. Vous pensiez peut-être que rien ne pourrait arrêter votre irrésistible ascension. Ou au contraire, vous veniez peut-être de perdre votre emploi, de vivre une séparation, de vous débattre dans une misère profonde, de subir un deuil, de déplorer votre solitude ou de lutter contre la dépression. Vous vous demandiez jusqu’où vous entraînerait cette spirale descendante. Ou peut-être avez-vous vécu, comme Élie, ces situations l’une après l’autre. Dans tous les cas, cela montre que vous êtes une personne de la même nature humaine qu’Élie.

Le Covid-19 nous a tous pris par surprise. Il nous a cueillis à froid. Nous nous sommes réveillés de nos rêves ou de nos cauchemars avec la gueule de bois. Nous n’étions pas prêts. Nous n’étions surtout pas prêts à entendre ce que Dieu veut nous dire. Au moment où Dieu le rencontre, Élie est complètement centré sur lui-même et il n’est pas prêt à écouter Dieu. Comment Dieu va-t-il procéder pour obtenir l’écoute du prophète ?

Concentrons notre réflexion sur la réponse de Dieu. On peut dégager trois éléments :

  • Dieu veut obtenir toute notre attention

Quand les choses tournent bien, nous ne sommes pas attentifs à l’action de Dieu. Nous trouvons normal que les éléments naturels – feu, pluie, vent, etc. – soient à notre service et nous apportent chaleur, énergie, fertilité, et autres bénéfices. Nous n’y voyons pas « la main de Dieu ». Nous ne sommes pas reconnaissants pour les millions de « bons » virus qui ont un rôle indispensable dans les cycles biologiques et chimiques. Le bien dont nous bénéficions en permanence n’amène pas nos cœurs à croire à l’existence et à la nature profonde du Dieu bon dont nous parle la Bible. Mais un seul virus pathogène et mortel nous conduit à adresser des reproches à Dieu alors que nous l’avions ignoré ou nié jusqu’ici. Même si ces reproches sont injustes, ils ont le mérite d’ouvrir un dialogue entre l’homme et Dieu. Dieu a retenu notre attention.

Ainsi, dans l’histoire d’Élie, Dieu utilise le feu pour produire un bien moral (ramener le cœur du peuple vers lui) et la pluie pour produire un bien naturel (fertiliser les sols asséchés). Il veut attirer notre attention sur sa toute-puissance et sur le fait qu’il nous veut du bien. A Horeb, Dieu utilise toujours les éléments naturels (un vent fort et violent, un tremblement de terre, un feu) mais il s’agit cette fois d’un mal naturel (nous connaissons les effets dévastateurs des ouragans, des séismes, des incendies… et des maladies). Il le fait aussi pour notre bien : attirer notre attention sur notre fragilité humaine vouée à la mort, sur notre dépendance de Dieu, sur notre incapacité à vivre seul, c’est-à-dire éloigné de Dieu, sur le fait que nous ne sommes pas meilleurs que les autres et surtout pas justes devant Dieu. C’est la conclusion d’Elie dans le désert : « Je ne suis pas meilleur que mes ancêtres. » (1 Rois 19 :4).

Quand les circonstances de notre vie, bonnes ou mauvaises, nous amènent au constat que nous sommes injustes devant Dieu, pécheurs, séparés de lui et coupables à ses yeux (Romains 3 :9-13, 23), Dieu a obtenu notre attention. La conversation peut s’engager.

  • Dieu n’est pas dans les éléments naturels.

Nous l’avons lu : Dieu n’est pas dans le vent fort et violent qui déchire les montagnes et brise les rochers. Dieu n’est pas dans le tremblement de terre. Dieu n’est pas dans le feu destructeur. Comme il n’est pas dans le Covid-19, il faut le souligner. Ces fléaux naturels ne doivent pas être confondus avec Dieu dont la nature est sainte, juste et pure, exempte de tout mal, y compris du mal qui s’exprime dans la nature. Ces calamités sont les effets du monde déchu dans lequel nous devons vivre. Quand l’être humain a fait le choix, avec Adam et Eve (Genèse 3), de vivre en autonomie par rapport à Dieu, de lui tourner le dos, d’édicter ses propres lois (bref, de pécher), il a brisé la relation harmonieuse qui l’unissait à Dieu. Mais il a aussi brisé l’harmonie qui régnait dans la nature. Le mal s’est répandu dans toute la création de Dieu : dans l’homme créé à son image comme dans la nature créée. Nous en subissons les conséquences par le mal moral dont nous sommes acteurs et victimes, comme par le mal naturel que nous endurons. Mal et malheur sont intimement liés. Ils s’insinuent dans toutes les composantes de la vie, conduisant l’être humain et la nature à la mort (Romains 6 :23 ; 8 :20).

Mais ce n’est pas une fatalité car Dieu n’est pas affecté par le mal. Dieu est extérieur à sa création, au-dessus d’elle. Il n’est pas acteur du mal mais il le limite et le contrôle dans sa pleine souveraineté. Dieu n’est pas dans les éléments naturels mais il les maîtrise entièrement. Pas de manière arbitraire mais pour son projet bienveillant de sauvetage de l’humanité perdue.

Reconnaître que Dieu détient le pouvoir de contrôler nos situations même les plus pénibles et nous en remettre à lui pour notre salut et notre transformation intérieure nous fait avancer dans la découverte de Dieu.

  • Dieu est dans le murmure doux et léger.

La réponse que Dieu nous adresse n’est pas fracassante. C’est quand Élie a entendu le murmure doux et léger qu’il s’est caché le visage, reconnaissant immédiatement le langage de Dieu. C’est en effet par ce moyen que Dieu s’est révélé aux hommes. Délaissant toute entrée triomphale et tonitruante dans le monde, Dieu s’est incarné dans le murmure doux et léger d’un enfant né discrètement dans la mangeoire d’une étable à Bethléem. Renonçant à sa position divine et aux honneurs humains, Jésus-Christ a privilégié le murmure doux et léger d’une vie de service, devenant l’esclave des hommes, pour « donner sa vie en rançon pour beaucoup » (Marc 10 :45). Plutôt que la reconnaissance des hommes, Jésus a privilégié l’approbation de Dieu par le murmure doux et léger d’une relation avec son Père entretenue dans la prière. Plutôt que de recruter un grand nombre d’adeptes, Jésus en a choisi douze à qui il a pu chuchoter patiemment et en douceur, les vérités du Royaume de Dieu. La mort et la résurrection de Jésus-Christ sont passées comme un murmure furtif dans l’histoire mais elles ont bouleversé des vies et changé le monde.

Aujourd’hui, le murmure doux et léger de Dieu nous rappelle qu’il a fait subir à son Fils Jésus-Christ la punition que méritent nos péchés. Par sa mort et sa résurrection, Dieu nous accorde le pardon et une vie nouvelle. Il nous fait aussi le cadeau de la vie éternelle. Il nous invite à le croire et à laisser opérer en nous le murmure doux et léger de sa Parole, le murmure doux et léger de Son Esprit. Ne nous laissons pas assourdir par la virulence du mal dans le monde, ni par la crainte que ce mal nous atteigne. Sachons reconnaître et accepter le murmure doux et léger d’un Dieu qui nous aime et qui veut nous sauver.

Mardi 21 avril 2020 – « Venez à l’écart et reposez-vous un peu ! » Marc 6 : 31 – Joël Leflaëc

Si l’on vous avait dit en janvier que vous seriez confinés deux mois à la maison, vous auriez peut-être ri ou peut-être été intéressés… Combien ne m’ont pas déjà dit : « Ah, si je pouvais rester à la maison à ne rien faire, me reposer…, casser ce rythme infernal ! » Le confinement nous a été imposé (pour notre protection) et pour beaucoup cela devient long… Cela m’a fait penser à un épisode vécu par les disciples en Marc 6 : 30 – 44

Après une période d’intense activité, Jésus invite les disciples à venir se reposer à l’écart. Mais la foule les ayant reconnus, les y retrouve. Suit alors une série d’évènements que le Seigneur va utiliser pour former les disciples. La réaction des disciples n’est pas mentionnée mais nous pouvons imaginer que se retrouver à nouveau en face d’une foule dans le besoin n’est pas ce qu’ils souhaitaient. Ils avaient de quoi être contrariés !

La réaction du Seigneur fut bien différente. Il fut ému de compassion, voyant la foule « comme des brebis sans berger ». La fatigue et le besoin de repos n’altère pas la vision d’un monde perdu. Que ce soit en période de repos ou de confinement, les gens ont toujours besoin d’être sauvés…

Pour les disciples, C’en est trop ! Ils admettent que Jésus ait compassion, qu’Il leur consacre un peu de temps, mais là c’est trop ! Ils sont venus pour se reposer. « Renvoie-les !», avec en plus une bonne excuse, ils ont sûrement faim…

La réponse de Jésus est plus que surprenante ! « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! »

Les disciples semblent se ressaisir avec l’esprit mathématique : 200 deniers seraient nécessaires pour nourrir une telle foule ! Huit mois de salaire ! On tente alors de faire l’inventaire : 5 pains, 2 poissons.

La suite du récit nous montre que Jésus procède avec ordre, sans éclats. La description du miracle dans ses détails ne nous est pas rapportée. Placer une foule de 5000 hommes + femmes et enfants ne se fait pas sans difficultés. Jésus leva les yeux au ciel, Il montre sa dépendance du Père et rend grâce à Dieu. Le résultat est que chacun est rassasié ! La bénédiction de Dieu n’est jamais mesurée, elle rassasie et déborde !

Il est clair que l’enseignement premier de ce miracle démontre que le bon berger prend soin de ses brebis. Il est là pour répondre à leurs besoins. Jésus reste le seul médiateur entre Dieu et l’homme.

Mais Jésus a voulu enseigner également ses disciples une leçon capitale. Jésus leur avait demandé de leur « donner eux même à manger » et c’est en fin de compte ce qu’ils ont fait. Mais pas comme ils l’avaient imaginé, pas avec leurs propres moyens. Jésus a pourvu et œuvré au travers d’eux.

La deuxième leçon pour ces disciples fatigués est que le repos que propose Jésus est de toute autre nature que celle que propose le monde. “Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. (Matt. 11 : 28).

Que le Seigneur nous aide à chercher en Lui le repos dont nous avons besoin. Qu’il nous conduise, par sa puissance, à partager la Bonne Nouvelle de l’Évangile à tous ceux qui en ont tant besoin en ces temps si particuliers.

Lundi 20 avril 2020 – Esaïe 40:27-31- Marc Bochet

Pourquoi dis-tu, Jacob, pourquoi dis-tu Israël : ma destinée est cachée devant l’Éternel, mon droit passe inaperçu devant mon Dieu ? Ne le sais-tu pas, ne l’as-tu pas appris ? C’est le Dieu d’éternité, l’Éternel, qui a créé les extrémités de la terre ; il ne se fatigue point il ne se lasse pas ; on ne peut sonder son intelligence. Il donne de la force à celui qui est fatigué, il donne de la vigueur à celui qui tombe en défaillance. Les adolescents se fatiguent et se lassent, et les jeunes gens défaillent ; Mais ceux qui se confient en l’Éternel renouvellent leur force. Ils prennent leur vol comme l’aigle ; ils courent et ne se lassent point.

En conversant avec vos voisins, vos connaissances, vos parents et amis vous entendez ce genre de réflexion « qu’avons-nous fait pour mériter cela, Dieu est-il vraiment bon, se soucie-t-il de nous, est-il juste de nous envoyer pareille pandémie ? »

N’oublions pas que l’Éternel Dieu, le Créateur de l’univers est et demeure aux commandes, même s’il a laissé aux hommes la gestion du monde dans lequel nous vivons. Oui, Dieu utilise même les fléaux pour un bien, mais en son temps. Il est le créateur de toutes choses et ce n’est pas notre ignorance qui peut servir de référence, voyez les évènements actuels. Tout d’abord c’était une maladie bénigne, puis on nous a parlé de guerre. Devant l’ampleur de l’épidémie, il devient difficile de prendre des mesures. Les autorités s’interrogent et les informations varient en fonction du moment. La population est angoissée, car une fois la maladie stoppée, il pourrait y avoir de retombées économiques négatives -multiplication du chômage et faillites – malgré les mesures prises.

Aurions-nous oublié que Dieu règne ? Il est le souverain de l’univers qu’il a créé. Rien ne peut s’opposer à ses plans, c’est pourquoi confions-nous en Lui, regardons vers le ciel, prenons de la hauteur. Il va renouveler nos forces et nous pourrons nous lever et nous élancer dans la marche de ceux qui le suivent.

Prière

Seigneur renouvelle notre intelligence, notre vision, notre foi et notre amour, pour que nous soyons aptes à être utilisés à tes fins. Nous sommes des serviteurs inutiles, tu n’as pas besoin de nous, mais tu nous fais la grâce de nous associer à ton œuvre. Ne la laissons pas se perdre.

Vendredi 17 avril 2020 – L’amour et la mort – Marc Van de Wouwer

« Fais de moi comme une empreinte sur ton cœur, comme une empreinte sur ton bras, car l’amour est aussi fort que la mort, la passion est aussi inflexible que le séjour des morts. Ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel. Les grandes eaux ne pourront pas éteindre l’amour, ni les fleuves le submerger… » Cantique des Cantiques 8 :6-7.

« L’amour est aussi fort que la mort ! », déclare la jeune femme avec « ardeur », « flamme » et « passion » (trois termes qu’elle utilise), dans son poème d’amour à son bien-aimé. Par cette comparaison forte, elle veut souligner le caractère radical et définitif de son amour pour lui. Elle souhaite que son amour s’imprime sur le cœur et sur le corps de son aimé, comme une empreinte irréversible, un tatouage indélébile. Cet amour « à mort » correspond à un idéal auquel beaucoup aspirent… sans le vivre !

En ce temps de crise, le rapport de l’amour à la mort est bouleversé. Cette pandémie qui nous éloigne les uns des autres et nous isole, nous vole aussi l’opportunité de témoigner  notre amour envers nos proches en fin de vie. Les derniers mots que l’on échange, quand la fin est proche, sont dictés par l’affection qu’on se porte. Rappelons-nous les conversions téléphoniques échangées avec les personnes coincées dans les tours du World Trade Center le 11 septembre 2001. La seule chose importante à dire, dans ces moments ultimes, est : « Je t’aime ! » Aujourd’hui, nous sommes privés d’entendre et de dire ces paroles à celles et ceux qui meurent dans une désespérante solitude. La mort semble plus forte que l’amour dont elle arrive à éteindre la voix.

Mais il faut reconnaître que, le plus souvent, ce ne sont pas les circonstances qui mettent fin à nos « Je t’aime ! » : c’est nous-mêmes. Nous ne considérons plus l’amour comme définitif, radical, exclusif, indestructible. Nous avons placé une date de péremption sur l’amour. Nous ne sommes plus mariés ou en couple « jusqu’à ce que la mort nous sépare » mais plutôt jusqu’à ce que l’ennui, l’habitude, le manque de désir ou une autre personne nous sépare. Dans ces conditions, l’amour n’est plus aussi fort que la mort : il est déjà moribond.

C’est ce qui arrive quand nous cherchons l’amour sans Dieu ou en dehors de Dieu. La Bible dit que connaître un amour aussi intense que celui décrit par la jeune femme dans son cantique est littéralement impossible, « car l’amour est de Dieu ». Il tire de Dieu son origine, sa force, sa constance, sa beauté, « car Dieu est amour ». Nous ne pouvons connaître cet amour absolu que dans l’absolu de Dieu. La Bible précise que nous ne pouvons pas véritablement aimer sans être né de Dieu et connaître Dieu (selon 1 Jean 4 :7-8). Sans Dieu, l’amour est vidé de son sens, de sa substance. Nous parlons bien de Dieu révélé dans la Bible.

C’est par la mort de Jésus-Christ que nous apprenons ce qu’est l’amour : « Voici comment nous avons connu l’amour : Christ a donné sa vie pour nous ; » (1 Jean 3 :16). L’amour pour nous a été mortel pour Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Par amour, Christ a payé la dette réclamée par Dieu pour nos désobéissances envers lui. Il a subi la punition juste de nos rébellions contre Dieu, de notre mépris ou de notre indifférence envers lui. « Voici comment l’amour de Dieu s’est manifesté envers nous: Dieu a envoyé son Fils unique dans le monde afin que par lui nous ayons la vie. Et cet amour consiste non pas dans le fait que nous, nous avons aimé Dieu, mais dans le fait que lui nous a aimés et a envoyé son Fils comme victime expiatoire pour nos péchés » (1 Jean 4 :9-10).

Heureusement, la mort n’a pas eu le dernier mot. Pâques nous a rappelé que Dieu a ressuscité son Fils Jésus-Christ. La mort et la résurrection du Christ démontrent que l’amour de Dieu est plus fort que la mort, plus fort que le péché qui provoque souffrance et mort. Et si nous recevons cet amour par la foi, en demandant à Dieu que son amour nous transforme, aucune crise, fût-elle aussi terrible que celle que nous traversons, ne pourra submerger ni éteindre cet amour en nous. L’assurance de l’apôtre Paul deviendra la nôtre : « Qui nous séparera de l’amour de Christ? Serait-ce la détresse, l’angoisse, la persécution, la faim, le dénuement, le danger ou l’épée?… Au contraire, dans tout cela nous sommes plus que vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. En effet, j’ai l’assurance que ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni la hauteur, ni la profondeur, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur » (Romains 8 :35 ; 37-39).

Jeudi 16 avril 2020 – Besoin de sagesse ? – Joël Leflaëc

« Il faut que la patience accomplisse parfaitement son œuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » Jacques 1 : 4

La crise sanitaire que nous traversons, les semaines de confinements ainsi que les perspectives de modalité de reprises placent chacun de nous dans une situation d’attente et de mise à l’épreuve de notre patience. Bien des agendas et des habitudes ont été et seront encore bouleversés. Les médias soulignent que la promiscuité engendre trop souvent des conflits et parfois même des violences.

La traversée des épreuves se révèle toujours un passage difficile, où les sentiments, les émotions et les repères habituels sont souvent mis à mal. C’est dans ces moments que nos sécurités semblent tout à coup plus fragiles. C’est aussi parfois dans des situations imprévues que nos projets paraissent bien illusoires.

Jacques est conscient de cela, d’autant plus qu’il a traversé lui-même des temps d’épreuves difficiles. C’est pourquoi, la piste de réflexion qu’il propose semble tout à fait pertinente pour faire face à l’épreuve. « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu. » (1 : 5)

Quoi de plus logique ? Mais y avons-nous pensé ? Il est plutôt d’usage, lorsque nous sommes en difficulté, de chercher une solution pour trouver une issue. Oui, mais avec quels critères et quelles ressources ?

Si la notion de sagesse n’est pas la valeur la plus à la mode aujourd’hui, on parle plus aisément d’intelligence, de connaissance ou de performance, la Bible semble y accorder un intérêt tout particulier. On peut donc trouver de l’aide auprès de Dieu qui « donne à tous simplement et sans reproche ».

On trouve dans ces deux expression « donner simplement » et « sans reproche » toute la beauté de l’Évangile, ce pourquoi le Fils de Dieu est venu.

Rappelez-vous ces paroles de Jésus :  Luc 11: 9 – 10  » Et moi, je vous dis: Demandez, et l’on vous donnera; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l’on ouvre à celui qui frappe « .

Jean 12 : 47  » Je suis venu non pour juger le monde, mais pour sauver le monde. »

Que pourrions-nous imaginer de meilleur que de recevoir la sagesse de Dieu dans les moments difficiles comme dans toute situation de la vie ?

Pour y parvenir, l’apôtre Jacques souligne deux écueils à éviter :

– Demander par dépit (v. 6 – 8) S’approcher de Dieu sans être sûr que c’est la vraie et unique voie, tout d’abord offense Dieu, et ensuite lieu suggère le doute et l’indécision. C’est pourquoi, lorsque nous passons d’une solution à l’autre, d’une tentative à un autre, nous sommes semblables « au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d’autre. »

Combien, la sagesse de Dieu nous permettrait de traverser l’épreuve autrement si nous la demandions en premier et avec foi. Jacques souligne que la réponse de Dieu dépend de notre assurance en Dieu.

– Placer notre confiance dans nos repères humains v. 9 – 11

A celui qui se sent dépassé et à celui qui se sent trop sûr de lui, l’apôtre Jacques rappelle les vraies repères. Il rappelle l’importance de l’espérance du croyant qui dépasse largement les limites humaines. Quelle que soit sa position sociale ou économique, le croyant peut voir des bénéfices éternels. Quand Jésus reviendra, il n’y aura plus de faible et de fort, il n’ y aura plus de pauvre ou de riche. Ainsi, l’espérance dans les choses éternelles est la preuve d’une foi véritable.

Finalement, celui qui demande la sagesse est inspiré par l’amour de Dieu parce qu’il se sait aimé du Seigneur. La marque de cet amour se vérifie par le don de la couronne de vie.

Que cette couronne symbolise la plénitude de la vie en Christ ou la vie éternelle, elle signifie en tout cas que le croyant, au bénéfice de cette vie, peut s’approcher de son Dieu avec confiance.

Demander la sagesse avec foi, avec espérance et avec amour apporte non seulement la bénédiction de la sagesse mais aussi celle de la victoire. C’est pourquoi, dans l’expression utilisée par Jacques « après avoir été éprouvé », il n’utilise pas le même mot en grec. « Eprouvé » signifie être approuvé, accepté. Et c’est bien là, le sens de l’épreuve.

Seigneur, donne-nous ta sagesse !

Mercredi 15 avril 2020 – Psaume 51 – Marc Bochet

En méditant sur ce psaume rédigé dans les mêmes circonstances que le Ps 32 à la suite du double crime de David (adultère avec Bath-Sheba et assassinat de Urie, époux de celle-ci) j’ai réalisé que s’il y avait deux versions d’une même expérience, c’est que le Père voulait attirer notre attention sur une chose importante.

Dans le Ps.32 : David après s’être repenti crie sa joie du pardon de Dieu après des hésitations, des dissimulations, jusqu’à la vacuité spirituelle. Dieu lui promet alors de l’instruire dans la voie à suivre. Je te conseillerai, je te surveillerai, mais ne sois pas comme un mulet ou un cheval que l’on dirige avec un mors et des rennes. David se réjouit d’avoir reconnu ses fautes et obtenu la paix avec l’Éternel.

Au Ps.51 : David fait une autre découverte : il découvre que d’avoir reconnu et avoué ses fautes, lui a permis d’être en paix et pardonné ; malheureusement cela ne fait pas de lui un être pur.  »Je suis né dans l’iniquité et ma mère m’a conçu dans le péché ». Il a compris que le péché est inhérent à l’espèce humaine (Ro.3 :10), pardonné ou pas il demeure pécheur. Il réalise que ce ne peut être lui par ses efforts qui atteindra la pureté selon Dieu.  »Tu veux que la vérité soit au fond du cœur ; fais donc pénétrer la sagesse au dedans de moi » ! David aspire à la seule pureté satisfaisante, celle fournie par Dieu lui-même.  »Purifie moi avec l’Hysope et je serai pur, lave-moi et je serai plus blanc que la neige ». Cet aspect des choses lui avait échappé, mais aussi qu’il n’était pas le maître de sa vie, ni libre de la diriger, lui le roi d’Israël ! Annonce-moi l’allégresse et la joie, les os que tu as brisé se réjouiront » Autrefois dans le dressage d’un animal rétif on lui meurtrissait une patte rendant sa marche difficile ainsi il apprenait qui est le maître. Cette phrase évoque la joie d’être au Seigneur et la reconnaissance de la suprématie de Dieu.  »Car le sacrifice qui soit agréable à Dieu c’est un esprit brisé : O Dieu tu ne dédaigne pas un cœur brisé et contrit. » Plus tôt il s’écrie :  »O Dieu crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé’‘. Renouvelle en moi un esprit bien disposé… qu’un esprit de bonne volonté me soutienne » ! (cf Ro.12:2) Ici David reconnaît que c’est l’Éternel qui décide de sa voie qu’il y soit contraint ou qu’il accepte, il aspire donc à un esprit de bonne volonté.

Une fois pardonnés, nous sommes appelés à servir selon les plans et pensées de l’Éternel, ce qui nécessite un renouvellement de l’esprit et un esprit de bonne volonté pour enseigner ceux qui transgressent les lois du Tout Puissant. Ro.12:2  David demande alors répands ta grâce sur Sion , Bâtis les murs de Jérusalem. En d’autres termes il aspire à ce que Dieu établisse son temple en lui. N’est-ce pas ce que nous obtenons avec la vie éternelle ?

Prière : Seigneur donne-moi une intelligence renouvelée et un cœur brisé délivré de tout préjugé ou d’orgueil, pour aller vers ceux qui ne te connaissent pas. Père donne-moi l’amour et la compassion qui t’habitent pour mon prochain. Que le Seigneur nous bénisse selon sa riche mesure et nous conduise dans la paix.

Mardi 14 avril 2020 – Qui suis-je ? – Yves Notin

Disposez-vous d’un peu de temps pour réfléchir ? Je vous propose de lire quelques textes tirés de la Bible pour nous rappeler qui nous sommes désormais. C’est une excellente façon de faire grandir l’assurance offerte par Dieu dans sa Parole.

Attention ! Dans certains passages, la bénédiction découle entièrement de l’œuvre accomplie par Dieu. Personne ne peut la remettre en cause ou l’ébranler. Mais dans d’autres passages l’identité accordée est soumise au respect d’une condition, car une obéissance de notre part est attendue.

Saurez-vous retrouver ces passages et quelle est la condition posée par Dieu ?

Matthieu

Je suis le sel de la terre (5.13).

Je suis la lumière du monde (5.14).

Jean

Je suis un enfant de Dieu (1.12).

Je suis en Christ pour porter son fruit (15.5).

Je suis un ami de Christ (15.15).

 Romains

J’ai été justifié, entièrement pardonné et rendu juste (5.1).

Je suis mort avec Christ, je suis mort au pouvoir du péché (6.1-6).

Je suis esclave de la justice (6.18) et de Dieu (6.22).

Je suis à jamais libéré de toute condamnation (8.1).

Je suis fils (fille) de Dieu, je suis conduit par l’Esprit de Dieu (8.14,15).

Je suis héritier de Dieu et cohéritier de Christ (8.17).

1 Corinthiens

Je suis un temple, une demeure de Dieu. Son Esprit habite en moi (3.16 ; 6.19).

Je suis attaché au Seigneur. Je suis un seul esprit avec Lui (6.17).

Je suis un membre du corps de Christ (12.27).

2 Corinthiens

Je suis une nouvelle créature, réconciliée avec Dieu (5.17,18).

Je suis ambassadeur pour Christ (5.20).

En Christ, je suis devenu justice de Dieu (5.21).

Galates

Je suis fils (fille) de Dieu et j’ai revêtu Christ (3.26,27).

Je suis fils (fille) de Dieu et je suis son héritier (4.6,7).

Éphésiens

J’ai été élu en Christ avant la fondation du monde, pour être saint et sans défaut devant Lui (1.4).

J’ai été prédestiné par Dieu pour être adopté comme son fils (fille) (1.5).

Je suis l’œuvre de Dieu en Christ pour accomplir les œuvres qu’il a préparées (2.10).

Je suis concitoyen des autres membres de la famille de Dieu (2.19).

Je suis un homme (femme) nouveau, juste et saint (4.24)

Philippiens

J’ai été saisi par Jésus Christ (3.12).

Je suis citoyen des cieux (3.20).

Colossiens

Je suis ressuscité avec Christ et caché avec Christ en Dieu (3.1,3).

Je suis élu de Dieu, saint et bien-aimé (3.12).

1 Thessaloniciens

Je suis un enfant de la lumière et du jour (5.5).

Hébreux

Je suis un saint qui a part à la vocation céleste (3.1).

Je suis devenu compagnon (participant, associé) du Christ (3.14).

1 Pierre

Je suis une des pierres vivantes d’un édifice spirituel (2.5).

Je suis membre d’une race élue, sainte, acquise par Dieu et ayant un sacerdoce royal, (2.9,10).

Je suis étranger et voyageur sur cette terre (2.11).

Je suis un ennemi du diable (5.8).

1Jean

Je suis un enfant de Dieu (3.1).

Ce que je serai plus tard n’a pas encore été manifesté, mais je serai semblable à Jésus-Christ (3.2).

Pour terminer ce temps de méditation, je vous propose d’écouter ce magnifique chant : En toi je sais qui je suis

Lundi 13 avril 2020 – Cultiver son jardin intérieur – Marc Van de Wouwer

« Semez pour la justice, moissonnez pour la bonté, défrichez-vous un champ nouveau ! C’est le moment de rechercher l’Éternel, jusqu’à ce qu’il vienne et déverse pour vous la justice » (Osée 10 :12).

L’une des conséquences positives du confinement (il y en a !), c’est que nos jardins n’auront jamais été aussi beaux, aussi tondus, taillés et fleuris. Ceux qui ont le privilège d’en posséder passent davantage de temps à l’entretenir. Cette tâche que d’habitude on délaisse ou reporte fait désormais partie de notre quotidien. Avec mon épouse, nous avons commencé à défricher notre bout de terrain envahi par les mauvaises herbes. Notre projet est de semer ensuite de l’herbe. Courbés en deux, nous nous efforçons d’arracher les végétaux indésirables qui ont proliféré. C’est un travail pénible. Il ne suffit pas seulement de tirer sur la tige et de la sectionner au niveau du sol. Il faut creuser, parfois profond, parfois dans différentes directions, pour enlever les racines. Sinon, les mauvaises herbes repousseront rapidement.

Mais qu’en est-il de notre jardin… intérieur ?

Maintenant que nous avons du temps, n’est-ce pas l’occasion de nous occuper de notre vie intérieure et de ce qui l’encombre, la pollue, l’étouffe ? N’est-ce pas le moment d’examiner ce qui altère notre relation avec Dieu et d’y remédier ? Le prophète Osée nous y invite clairement : « C’est le moment de rechercher l’Éternel. »

Il nous propose de le faire en 3 étapes :

  1. « Défrichez-vous un champ nouveau ! » Plaçons-nous sous l’éclairage de la Bible et du Saint-Esprit. Repérons les mauvaises herbes qui poussent dans nos cœurs et nos esprits. Le prophète Osée le dit sans détour : « Vous avez cultivé le mal, moissonné le péché, mangé le fruit du mensonge » (Osée 10 :13). Ces mauvaises habitudes que nous avons cultivées ont pris racine en nous. Elles sont envahissantes et tenaces. Cessons de « tirer sur la tige » en essayant de nous en débarrasser nous-mêmes sans y parvenir. Demandons à Jésus-Christ de creuser en nous (même si c’est déplaisant) et d’arracher les racines du mal. Il veut poursuivre son œuvre de « transformation par le renouvellement de notre pensée » (selon Romains 12 :2). Rappelons-nous que « ce que Dieu veut, c’est votre progression dans la sainteté » (1 Thessaloniciens 4 :3). Le voulons-nous aussi ? Détail piquant : Marie de Magdala a confondu le Christ ressuscité avec un jardinier (Jean 20 :15). Demandons au divin Jardinier de défricher notre jardin secret.
  2. « Semez pour la justice ! » Le danger de laisser un terrain défriché à l’abandon est que les mauvaises herbes y repoussent rapidement. Il faut semer de la bonne herbe. Qu’est-ce qui rentre dans notre esprit en ce temps de confinement ? Laissons-nous imprégner par la semence divine (l’Evangile, la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ). Elle fait germer en nous le fruit de l’Esprit-Saint : « l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la foi, la douceur, la maîtrise de soi » (Galates 5 :22). Cessons de rechercher les dons de Dieu pour notre bien-être. L’apôtre Paul nous rappelle que « Celui qui sème pour satisfaire sa nature propre récoltera d’elle la ruine, mais celui qui sème pour l’Esprit récoltera de l’Esprit la vie éternelle » (Galates 6 :8). Grâce à la mort et à la résurrection de Jésus, nous sommes porteurs de fruits saints et d’une semence nouvelle. Allons semer ces graines dans la vie des autres. Ensemençons abondamment pour la justice de Dieu. Faisons découvrir que Jésus-Christ est celui qui est venu déverser sa justice pour nous, comme l’a annoncé le prophète Osée.
  3. « Moissonnez pour la bonté ! » Changeons de logiciel. Cultivons de manière durable, éternelle. Cessons de moissonner pour nous-mêmes. Cessons de rechercher notre intérêt, notre plaisir, notre profit dans tout ce que nous faisons. Laissons la bonté de Dieu semée dans nos vies germer dans la vie des autres. Montrons que Dieu est bon en faisant du bien aux autres. Recherchons leur bien avant le nôtre. Aimons notre prochain comme nous-mêmes de façon concrète, sans nous décourager. « Ne nous lassons pas de faire le bien ; car nous moissonnerons au temps convenable, si nous ne nous relâchons pas » (Galates 6 :9). Que notre vie devienne une fenêtre par laquelle ceux qui nous regardent pourront contempler la bonté de Dieu !

C’est le moment de rechercher Dieu et de cultiver avec Jésus notre jardin intérieur.

Samedi 11 avril 2020 – La signification de Pâques – Joël Leflaëc

« Les fêtes bibliques, fêtes de l’Eternel, sont comme des indicateurs, des rendez-vous divins, pour comprendre le plan prévu de toute éternité. Selon Colossiens 2:17, « elles sont l’ombre des choses à venir mais la réalité est en Christ ».

Nous avons donc à apprendre et à comprendre le sens profond, le sens spirituel de ces choses.

Pâque signifie en hébreu « passage », passage de l’année ancienne à l’année nouvelle.

Cette fête commémore le passage de l’Egypte à la terre promise, de l’esclavage à la liberté, passage de l’ange de l’Eternel au-dessus du pays d’Egypte pour frapper les premiers nés d’Egypte lors de la dixième plaie. Et lorsque le Seigneur voyait le sang du sacrifice pascal, sur les maisons des Israélites, il passait par-dessus.

Dans la perspective du Nouveau Testament, nous retrouvons le passage de la mort à la vie… » en particulier à travers l’œuvre de Jésus-Christ à la croix.

Paul écrit aux Colossiens (chap. 2) « En Christ habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité. Vous êtes ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l’a ressuscité des morts. »

En Romains 6, il écrit : « Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. »

La fête de Pâques que nous célébrons, nous rappelle ce cadeau immense et ce privilège extraordinaire que nous avons reçus à cause de l’œuvre de Jésus-Christ à la croix.

Par sa mort et sa résurrection, il est le seul qui puisse véritablement proposer une vie nouvelle. La vie qu’il promet n’est pas seulement une vie dont la durée est éternelle, mais c’est avant tout une vie dont la qualité nouvelle, par la direction et l’inspiration que le St Esprit lui donne, manifeste la vie de l’Eternel en chacun de ses enfants.

La signification de Pâques nous rassure dans nos doutes, nos luttes, nos échecs ou nos chutes, car la victoire de Jésus-Christ sur la mort et le péché nous invitent toujours plus à nous approprier ce que lui-seul a pu accomplir.

Elle nous inspire dans notre vie de tous les jours, car c’est parce que Christ est ressuscité que nous avons un avocat auprès du Père qui intercède pour nous. L’auteur de l’épître aux Hébreux l’affirme ainsi : « C’est pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. »

Le message de Pâques nous stimule parce qu’il est un puissant encouragement à nous abandonner chaque jour dans ses bras d’amour.

Enfin, nous pouvons nous rappeler les paroles merveilleuses de Jésus : « Je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance. » (Jean 10 : 10)

Jeudi 9 avril 2020 – Ma maison sera appelée une maison de prière (2) – Yves Notin

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? 1 Corinthiens 6:19

Avez-vous pu apprécier l’honneur que Dieu nous accorde ? Le Dieu créateur, maître de l’univers, l’Être parfait à l’origine de la vie, nous invite à nous unir à Lui dans une relation qui dépasse tout ce que nous pouvons concevoir. Il veut faire de nous des « maisons de prière », à condition que nous le voulions également. Ainsi dans le cœur de chacun de nous, Dieu crée les conditions pour qu’une nouvelle vie de développe, dans sa présence.

Un des fondements dans lequel nous devons nous enraciner, c’est que nous ne sommes pas les seuls à vivre cette bénédiction. Nous sommes appelés à la partager avec d’autres croyants, avec lesquels nous sommes unis par une même foi. Si chacun d’entre eux aussi est un temple, le plus important est que nous formons tous un seul temple.

Vous avez été édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire. En lui tout l’édifice, bien coordonné, s’élève pour être un temple saint dans le Seigneur. En lui vous êtes aussi édifiés pour être une habitation de Dieu en Esprit. (Ephésiens 2:20-22)

Le fait que chacun d’entre nous soit considéré comme un « petit » temple montre toute la valeur que Dieu accorde à l’individu. Cependant, chacun n’est réellement une habitation de Dieu en esprit que s’il partage une relation d’adoration et de service avec les autres croyants de l’église locale. Et l’église locale, elle-même, doit être en relation avec le reste du corps. La vision de Jésus-Christ n’est pas de développer une multitude petits temples, indépendants les uns des autres. L’expression « Le zèle de maison me dévore » (Jean 2:17) souligne bien que le projet de Dieu ne vise que la construction d’une seule maison.

Un chrétien peut être tenté de penser qu’il peut se suffire à lui-même, mais c’est leurre, un mensonge de l’ennemi. C’est pour cette raison que la période que nous vivons actuellement est perturbante. Parce qu’il nous est difficile de partager une réelle vie de prière collective. Celle-ci ne saurait être remplacée par nos échanges et cultes «numériques ». Ces relations à distance sont nécessaires, mais elles ne sont pas suffisantes à long terme. Cette situation est une raison de plus de demander à Dieu de nous accorder la grâce d’être délivré de ce virus destructeur…

 

Mercredi 8 avril 2020 – Renaître ? – Marc Van de Wouwer

« Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3 :3).

Le verbe « renaître » est abondamment utilisé dans le contexte du Covid-19. On a constaté que « la mise en place du confinement a permis à la nature de renaître. » C’est aussi « la course pour faire renaître de ses cendres l’industrie française des masques. »[1] On planche sur les moyens de faire renaître certains secteurs de l’économie. L’espoir renaît enfin dans certains pays européens durement touchés par l’épidémie. Cela se dit, cela s’écrit : nous espérons voir naître un monde nouveau, différent de l’ancien. Selon David Le Breton, anthropologue, « le monde de l’après sera le monde de la renaissance. »[2]

Vraiment ? Nous oublions une chose : pour renaître, il faut mourir ! L’expression « renaître de ses cendres » illustre bien que ce qui existait avant n’existe plus. Pour renaître, il faut abandonner sa vie d’avant, sa manière de fonctionner, ses ambitions, tout ce à quoi nous sommes attachés. En réalité, ce que nous voudrions, c’est renaître sans mourir. Nous ne voulons pas vraiment renaître ; nous voulons nous réveiller d’un long sommeil, sortir du cauchemar. Malheureusement, sans l’espérance que donne la foi en Jésus-Christ, la seule perspective devant nous est de mourir sans renaître.

Dans le verset qui nous occupe, Jésus dialogue avec Nicodème. C’est un chef des Juifs qui dissimule ses inquiétudes sous un épais vernis religieux. Malgré sa religion, il n’a aucune certitude. Il vient trouver Jésus en cachette, la nuit. Jésus lui propose d’emblée de « naître de nouveau » pour voir le royaume de Dieu. Nicodème ne voit pas comment c’est possible. Alors, Jésus lui explique : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d’eau et d’Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu » (Jean 3 :5). Voir le royaume de Dieu invisible, entrer dans le royaume de Dieu inaccessible, n’est possible que par la nouvelle naissance. Cette naissance est spirituelle. Elle s’opère par l’Esprit de Dieu. Nous ne pouvons pas faire du neuf avec du vieux. Tout ce que nous sommes, tout ce que nous pensons, tout ce que nous disons est imprégné de notre rébellion contre Dieu, de notre indifférence à son amour, de notre mépris pour sa sainteté. Même Nicodème, le religieux presque parfait, le sait : il ne peut gagner la faveur de Dieu par ses mérites. Tout a besoin d’être transformé, tout doit mourir en nous (au sens spirituel) pour pouvoir renaître.

La bonne nouvelle, c’est que nous pouvons naître de nouveau parce que Jésus-Christ a accepté de mourir avant de ressusciter. Les événements de Pâques nous le rappellent. Jésus-Christ, le Fils de Dieu, est venu dans le monde pour mourir pour nous. Il a expliqué ce mystère incompréhensible à Nicodème : « En effet, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle » (Jean 3 :16). Le mystère s’éclaircit par l’amour infini de Dieu pour chaque être humain. Jésus-Christ, Dieu fait homme et homme sans péché, a subi la punition que réclame la justice de Dieu pour notre péché. Le Saint et le Juste a été crucifié à la place des pécheurs injustes. L’apôtre Pierre, témoin oculaire de la résurrection de Jésus, a écrit : « Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés. Lui, le juste, il a souffert pour des injustes afin de vous conduire à Dieu. Il a souffert une mort humaine, mais il a été rendu à la vie par l’Esprit » (1 Pierre 3 :18).  Jésus est mort pour que nous n’ayons pas à mourir. C’est ce qu’il propose si nous lui faisons confiance  (« … afin que quiconque croit en lui ne périsse pas… »). Il est mort pour nous offrir la vie éternelle (« … mais ait la vie éternelle. »). Nous pouvons renaître parce que le Christ est mort et ressuscité pour nous. En nous associant à sa mort et à sa résurrection, il veut et peut nous faire naître de nouveau.

La clé de la nouvelle naissance, c’est la foi en Jésus-Christ, la confiance dans son sacrifice parfait accompli sur la croix, la confiance dans sa résurrection. « … nous croyons en celui qui a ressuscité Jésus notre Seigneur, lui qui a été donné à cause de nos fautes et qui est ressuscité à cause de notre justification », écrit l’apôtre Paul (Romains 4 :24-25). Mais la nouvelle naissance, c’est aussi décider de changer radicalement. C’est demander à Dieu d’accomplir cette transformation intérieure en nous par le Saint-Esprit.

Je ne sais pas si le monde d’après le Covid-19 connaîtra une renaissance. Probablement pas et peu importe. Ce qui est impératif pour chacun de nous est rappelé avec force par Jésus : « il faut que vous naissiez de nouveau » (Jean 3 :7).

 

Mardi 7 avril 2020 – Se résigner ou re-signer – Joël Leflaëc

Nous voici à 3 semaines de confinements. Nous sommes remplis de compassion par toutes les familles touchées par la maladie et trop souvent par la perte d’un être cher. Nous voyons bien des secteurs d’activité en difficulté et le risque serait d’être résignés face une telle situation.

Mais, nous pouvons aussi encourager les soignants, et tous ceux qui s’activent à lutter contre les ravages de cette épidémie.

Se résigner… L’histoire nous apprend qu’au 17ème siècle « se résigner » signifiait s’abandonner à Dieu. Un siècle plus tard, son sens avait changé en « abdiquer, abandonner ».

Quelle sera donc notre attitude pendant cette pandémie ? Se résigner ou re-signer ?

Dans sa 2ème épître aux Corinthiens, Paul souligne ce qui le motive pour ne pas « se résigner » mais « re-signer ».

En 2 Cor. 4 : 1, il rappelle que nous avons été sauvés et que nous avons un ministère à accomplir. Ainsi, « nous ne perdons pas courage ».

En 2 Cor. 2 : 12 – 14, nous voyons que le Seigneur nous associe à sa victoire pour nous permettre de le faire connaître.

En 2 Cor. 2 : 17 Paul insiste sur la nécessité de nous appuyer sur sa Parole avec des intentions pures.

Puis en 2 Cor. 3 : 2 – 5 Il souligne que malgré ses difficultés, l’Église de Corinthe doit manifester une vie transformée par l’Esprit.

Également, en 2 Cor. 4 : 7 est mis en évidence l’œuvre de Dieu en chacun des croyants. Ce n’est pas l’apparence qui compte mais ce que Dieu fait en nous par sa puissance.

Enfin, selon 2 Cor. 5 : 10 -15, Paul affirme la motivation profonde de tout croyant né de nouveau : l’amour de Christ qui nous pousse à vivre entièrement pour lui.

Voilà qui nous encourage à ne pas nous résigner mais bien à re-signer et cela malgré les circonstances. Ne nous relâchons pas. En cette semaine pascale, rappelons-nous du prix payé par le Seigneur Jésus pour notre salut. Alors re-signons notre engagement avec Lui et pour Lui.

Lundi 6 avril 2020 – Le Seigneur ne le voit-il pas ? – Marc Bochet

 »Quand on fait du tort à autrui dans sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas ? Qui dira qu’une chose arrive, sans que le Seigneur l’ait permise ? N’est-ce pas la volonté du Très Haut que viennent les maux et les biens ? Pourquoi l’homme vivant se plaindrait il ? Que chacun se plaigne de ses propres péchés. » Lam. 3:36-39, 40-41a

La situation est désastreuse, Jérusalem est tombée aux mains de Chaldéens, Chacun est tenté de trouver un responsable, un coupable de cette défaite ; on en vient à faire des reproches à Dieu.

 »On crie contre la multitude des oppresseurs, on se plaint de la violence d’un grand nombre, mais nul ne dit : où es l’Éternel mon créateur » Job 35:9.10.

C’est ce qui se voit aujourd’hui dans notre société.

Dans toutes les situations d’échec, de catastrophe nous refusons notre responsabilité et cherchons un responsable un coupable sur qui rejeter la cause de l’échec ; mais qui dira qu’une chose arrive bonne ou mauvaise sans que l’Éternel notre Créateur l’ai voulue et permise ? Tout a un but pour le meilleur dans notre vie, nous vivons en citoyens terrestres et c’est là notre aveuglement. Nous sommes enfants de Dieu, fils du Très Haut et donc voyageurs et étrangers sur cette terre. Notre nation est auprès du Père, nous sommes en chemin pour nous y rendre. Ce qui nous paraît désagréable a certainement sa raison d’être, soit nous enseigner, ou fortifier notre foi, soit nous reprendre ou nous corriger.  » Nous n’avons pas encore résisté jusqu’au sang, en luttant contre le péché et nous avons oublié l’exhortation adressée comme à des fils » mon fils ne méprise pas le châtiment du Seigneur, et ne perd pas courage lorsqu’il te reprend ; car le Seigneur châtie celui qu’il aime, et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils ». Pourquoi devrions-nous être exemptés des conséquences de l’activité humaine sur notre terre ?

Certainement nous verrons encore des catastrophes, mouvements sismiques, inondations, épidémies, désastres financiers.

Venez contemplez les œuvres de l’Éternel ! L’Éternel des armées est avec nous, le Dieu de Jacob est pour nous une haute retraite. Où est ton Dieu ? Notre Dieu règne sur la terre comme au ciel, soyons fermes dans notre foi, demeurons calmes et sereins, s’il permet les attaques de l’ennemi il le confondra, il a triomphé de lui tout est accompli. Acceptons les aléas de la vie et reposons-nous dans ses bras.

Prière : Seigneur accorde nous un cœur honnête, nous faisons partie de cette génération blasphématrice et nous sollicitons ton pardon. Garde-nous de juger nos concitoyens, aide-nous à les aimer comme tu nous aimes. Donne-nous de consacrer du temps à la prière pour nos proches, nos voisins, nos connaissances, pour la population de Paradis St Roch, quartier où notre église est installée. Prions pour nos autorités, tous ceux qui travaillent au contact des malades de cette épidémie, renouvelle les dans leurs forces physiques et morales.

Samedi 4 avril 2020 – Ma maison sera appelée une maison de prière – Yves Notin

En lisant les évangiles, on peut observer la palette des sentiments exprimés par Jésus. La très grande majorité d’entre eux sont positifs. Souvent en position de faire des reproches, on le voit préférer faire réfléchir ceux qui venait à Lui et les guider vers la bonne voie. Jésus a très souvent montré de la bonté, de la générosité, de la douceur, même vis-à-vis de ses ennemis. Rarement, il a éprouvé des sentiments négatifs. N’a-t-il pas dit qu’il n’est pas venu pour juger le monde, mais pour le sauver ? (Jean 12:47)

Cependant, quelquefois il a bien éprouvé de l’agacement, face à l’incrédulité de ses disciples ou celle des pharisiens, alors qu’il leur avait donné tant de preuves de sa fiabilité. Une seule fois, il a exprimé de la colère. Ceci devrait attirer notre attention sur ce que nous pouvons considérer comme le pire faux pas que nous puissions faire. L’histoire se déroule à Jérusalem, lorsque Jésus entre dans le temple.

Jésus entra dans le temple de Dieu. Il chassa tous ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple ; il renversa les tables des changeurs, et les sièges des vendeurs de pigeons. Et il leur dit : Il est écrit : Ma maison sera appelée une maison de prière. Mais vous, vous en faites une caverne de voleurs. Matthieu 21:12,13

Dans l’évangile de Jean, il est même précisé qu’il avait fait un fouet avec des cordes pour tous les chasser du temple (Jean 2:15). Dans le même passage, on trouve également l’explication de cette colère : Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore. Jean 2:17

Jésus ne pouvait accepter ce que les religieux de l’époque avaient fait du temple de Dieu : un lieu de commerce, bien éloigné de la réalité spirituelle pour laquelle il avait été bâti. Loin de l’usage que la Parole de Dieu lui avait attribué.

En lisant ce passage, on peut penser que nous somme préservés de provoquer chez Lui une telle colère, puisque le temple de Jérusalem a été détruit et qu’il appartient au passé. Cependant, la Bible nous révèle que le plan de Dieu est de faire son temple de ceux qui l’aiment.

Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ? 1 Corinthiens 6:19

En rapprochant ce passage des précédents, nous réalisons que nous ne nous appartenons plus, que nous sommes devenus un temple, une maison de prière et que rien ne doit nous détourner de cette vocation. C’est un immense privilège, car nous sommes invités à vivre une communion constante avec Dieu. Mais c’est aussi une grande responsabilité. Alors, bien incapables d’assumer cette vocation par nous-mêmes, nous nous tournons vers Jésus, comme ses disciples l’ont fait et nous lui demandons : « Enseigne-nous à prier » (Luc11:1). En effet, nous réalisons que nous avons tout à apprendre… (à suivre)

Vendredi 3 avril 2020 – Imaginer demain ? – Marc Van de Wouver

« Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine » (Matthieu 6 :34).

Alors que le confinement dû au Covid-19 vient à peine de commencer et que ses effets positifs ne sont pas encore mesurés, certains pensent déjà à après, à demain. Les gouvernants – sans doute dans l’intérêt louable de rassurer la population – avancent des scénarii de sortie du confinement. Certains sortent des formules lapidaires telles que : « Le monde ne sera plus pareil qu’avant » ; « il faut repenser notre façon de vivre et de consommer » ; « il faut changer de modèle de société », etc. D’autres lancent un appel à un « choc de conscience. » « Ces voix veulent croire que la terrible épreuve que nous traversons tous à l’échelle planétaire – plus de 2 milliards de personnes déjà confinées sur tous les continents – va être salutaire, qu’elle sera la chance paradoxale, l’opportunité terrible qu’il nous fallait ! » (Abdennour Bidar, philosophe, article intitulé « Avant le coronavirus, nous étions déjà enfermés mais nous ne le savions pas », Huffpost, 2/4/2020). Certains voient dans les solidarités nouvelles que suscite l’épidémie l’espoir d’un renouveau dans notre manière de penser et d’agir. Rien n’est moins sûr !

Les observateurs les plus lucides sont conscients que dès que le confinement sera levé, les choses reprendront comme avant. « Business as usual » (les affaires comme d’habitude, comme si de rien n’était). Comme après la crise financière de 2008. Qu’est-ce qui a vraiment changé depuis ? Ce sera comme lorsque la cloche d’une école sonne la fin des cours : les étudiants, contraints de demeurer sagement assis et attentifs sur leurs chaises pendant les cours, se ruent vers la sortie dès le coup de sonnette pour reprendre les activités qui leur plaisent. Nous recommencerons à consommer sans réfléchir, à négliger nos proches qui nous auront pourtant tellement manqué, à nous abîmer dans les plaisirs dont on aura été privés, à penser à nous en oubliant les besoins des autres. Les entreprises mettront les bouchées doubles pour récupérer leur manque à gagner et remonter leurs profits en baisse. Le répit que l’environnement aura connu sera de courte durée. Alors que l’humanité étouffe par le Covid-19, elle étouffera de nouveau sous la pollution.

Le confinement n’est pas un choix. Il nous est imposé. Croire que ce qui nous est imposé nous changera est illusoire. Nous l’acceptons bon gré mal gré mais cela ne changera rien dans nos vies. Croire que demain sera meilleur qu’aujourd’hui est tout aussi illusoire. C’est laisser les circonstances décider de notre bonheur ou de notre malheur. Ronger son frein dans l’attente des jours meilleurs ne nous transforme pas. Imaginer demain ne change pas le présent. Par contre, ce que nous décidons aujourd’hui peut changer notre présent et notre futur. Si nous voyons le confinement comme une chance pour demain seulement, rien de bien ne se produira. Le confinement est une opportunité pour aujourd’hui, pour maintenant. Une opportunité pour changer nos priorités, une opportunité pour changer de l’intérieur.

Dans le Sermon sur la Montagne, Jésus nous invite à ne « donc » pas nous inquiéter du lendemain. La présence de ce « donc » nous renvoie au passage qui précède (Matthieu 6 :25-33). Il nous présente Dieu comme un Père prévenant, bienveillant, qui connaît nos besoins, qui répond à nos aspirations élémentaires (nourriture, vêtement), qui nous rassure. Un Dieu pour qui nous avons une valeur personnelle exceptionnelle, à la mesure de son image en nous, à la mesure de l’amour qu’il a pour nous. Mais parce que nous avons déformé et sali cette image, parce que nous avons raté le but que Dieu avait pour nous, parce que nous lui avons tourné le dos (d’autres façons de décrire le péché), nos priorités ont changé. Vouloir un monde meilleur sans celui qui peut le rendre meilleur en nous rendant meilleurs est un mirage. Voilà pourquoi, dans le verset qui précède (Matthieu 6 :33), Jésus nous recentre sur la bonne priorité : « Recherchez d’abord le royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné en plus. » Le royaume de Dieu est venu dans le monde par la personne de son Fils Jésus-Christ. Sa justice s’est accomplie au travers de sa mort et de sa résurrection. Chercher le royaume et la justice de Dieu, c’est chercher en Jésus le pardon, le salut, la vie éternelle et la transformation intérieure. Il n’y a pas de plus grande urgence. Ce que nous aurons trouvé aujourd’hui en Jésus-Christ, nous permettra non seulement d’imaginer demain mais de vivre et de façonner demain, jusque dans l’éternité.

Jeudi 2 avril 2020 – Qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci ? – Joël Leflaëc

Ce livre d’Esther relate l’histoire d’une période du peuple juif exilé en Perse qui fut victime d’un complot visant son extermination sous le règne d’Assuérus au 5ème siècle avant J.C. Et si ce livre ne mentionne pas le nom de Dieu, il n’en sous-estime nullement son intervention et sa souveraineté.

1) Dieu n’agit pas au hasard.
« L’Éternel a tout fait pour un but » (Proverbes 16 : 4).
« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance » (Jérémie 29 : 11).
Comme Esther, il nous faut discerner le temps dans lequel nous vivons et comment nous devrons y répondre.

2) Dieu n’impose pas son plan
Il recherche notre collaboration (4 : 14), « Si tu te tais maintenant » rappelle bien la demande faite par Mardochée, lorsqu’il ordonna qu’Esther se rendît chez le roi pour lui demander grâce et l’implorer en faveur de son peuple. » (4 : 8)
Esther était reine, et elle pouvait choisir d’écouter ou non l’ordre de son parent. Mais comme pour Esther le plan de Dieu s’accomplira malgré tout : « si tu te tais maintenant, le secours et la délivrance surgiront d’autre part. »
Ces versets nous enseignent clairement qui si Dieu nous invite à œuvrer pour lui, il demande aussi notre adhésion. Et la question à nous poser ne consiste pas à se demander si Dieu veut m’utiliser, c’est comment il va m’utiliser. C’était le cas pour Esther (4 : 11)

3) Dieu travaille avec le temps
« Qui sait si ce n’est pas pour un temps comme celui-ci que tu es parvenue à la royauté ? »(4 : 14c)
Chaque détail a eu son importance dans le déroulement des événements qui ont permis la délivrance du peuple de Dieu à l’époque d’Esther. L’insomnie du roi au ch. 6 en est un exemple frappant. Dieu met en place les événements pour permettre à son serviteur d’avoir la vie sauve et à son peuple de triompher.

4) Dieu travaille aussi avec les détails
Il y a parfois dans le plan de Dieu des choses qui nous échappent et que nous ne comprenons pas.
Ch. 2 : 10 « Esther ne fit connaître ni son peuple ni sa naissance ». Pourquoi cacher ses origines ? Rien n’indiquait encore le futur danger pour le peuple juif.
Ch. 2 : 20 « Elle suivait les ordres de Mardochée aussi fidèlement qu’à l’époque où elle était sous sa tutelle. » Même en tant que reine, elle restait soumise à Mardochée. Sa position élevée ne l’autorisait à dénigrer ni son peuple, ni son tuteur.
Au ch. 3, la fidélité de Mardochée et le refus de compromis furent sûrement liée à la délivrance de Dieu. Après tout, s’il s’était incliné devant Haman comme tout le monde, rien ne serait arrivé !
Au ch. 5, lors de sa démarche pour intervenir en faveur de son peuple, Esther met tous les atouts de son côté.

5) Le plan de Dieu est global, tout son peuple est concerné ch. 8: v. 5 – 6
L’attitude d’Esther au nous montre qu’elle ne chercha pas son propre intérêt. La vie de son peuple lui importe avant tout. Elle n’oublie pas qu’elle fait partie du peuple de Dieu. Cela va alors l’amener à mobiliser son peuple dans la dépendance de Dieu par le jeûne et la prière. (Ch. 4 : v. 15 – 16)
Elle est consciente que ses pouvoirs sont limités et que seul l’Éternel apporter la délivrance.
Parce que ses serviteurs ont été disponibles et obéissants, des fruits durables pour l’avenir de tout un peuple se dessinent. => Ch. 9 : v. 28 « Ces jours devaient être rappelés et célébrés de génération en génération. »
Que Dieu nous équipe pour les temps que nous vivons.

Mercredi 1er avril 2020 – Tes consolations

Si l’Éternel n’était pas mon secours, j’habiterais bien vite dans le monde du silence. Quand je dis: « Mon pied est en train de glisser », ta bonté, Éternel, me sert d’appui. Quand mon cœur est agité par une foule de pensées, tes consolations me rendent la joie. Psaume 94.17-18

Ma consolation
Le psalmiste confesse qu’il a expérimenté une grande angoisse et n’en a été délivré que grâce aux consolations de Dieu (v.19). Quelles sont ces consolations ? La principale d’entre elles constitue le thème du psaume: Dieu ne permettra pas que l’histoire se finisse mal, que ce soit la vôtre, la mienne ou celle du monde. Il changera le mal en bien dans le monde. Il ne permettra dans notre vie que les ennuis susceptibles de contribuer à nous transformer. Mais le réconfort sous-jacent à tous ces réconforts, c’est qu’en Jésus nous avons un champion. Lorsque le psalmiste demande que quelqu’un combatte pour lui (v.16), il demande un champion de la trempe de David, qui a combattu Goliath pour que les Israélites n’aient pas à le faire. Jésus est notre champion; c’est lui qui a enduré notre punition pour que nous n’ayons pas à le faire.

Prière : Père, ton serviteur David a mis sa propre vie en danger pour combattre le géant à la place de son peuple. Mais ton Fils a perdu sa vie pour combattre le péché et la mort à ma place. Aide-moi à garder le regard fixé sur son courage et à le contempler jusqu’à ce que cela crée en moi le courage qui me pousse à m’oublier moi-même. Amen.

Mardi 31 mars 2020 – Viser l’équilibre – Yves Notin

C’est dans l’épreuve, que nous réalisons que nous marchons sur un chemin étroit. Jésus n’avait pas exagéré en parlant de ce chemin (Matthieu 7  :13,14). Tout au long de notre marche, nous constatons qu’il est facile de le quitter. Le moindre excès produit invariablement le même résultat. Nous sommes obligés de nous retourner, de regarder en arrière vers l’endroit où nous avons quitté le chemin, pour demander pardon à notre Père si bienveillant et pouvoir reprendre notre marche.

Plus nous attendons pour revenir sur le chemin, plus les traces causées par le péché sont profondes. C’est pourquoi, il est préférable de ne pas nous en éloigner. Rester sur le chemin est notre objectif de chaque jour. Cela revient à chercher l’équilibre montré par l’exemple de Jésus, même si nous savons qu’il ne sera jamais acquis tant que nous vivrons dans ce corps.

Ce principe peut être vérifié dans de nombreuses situations. Par exemple, la Bible nous encourage à plusieurs reprises de ne pas tenter Dieu (1 Corinthiens 10:9). Ce qui revient à ne pas lui forcer la main. Par exemple, ne l’obligeons pas à agir à notre place. Ce que nous pouvons faire, pourquoi attendre que Dieu le fasse à notre place ? Mais dans un autre sens, ce que seul Dieu peut faire, pourquoi nous entêter à essayer de le faire nous-mêmes ? La véritable confiance en Dieu se trouve entre ces 2 attitudes : être actif, mais pas n’importe comment. Il y a un équilibre.

Quelqu’un a dit un jour : Si ton ennemi ne peut pas te pousser, il te tirera. S’il ne peut pas t’écraser, il te fera décoller…
Merci Jésus parce que tu nous permets de nous approcher de cette position d’équilibre, en nous révélant le chemin, en te révélant toi-même. Tu es le chemin, l’unique chemin qui conduit vers le Père. Merci de nous pardonner chaque fois que nous nous éloignons de toi. Et merci de nous accueillir avec autant de bonté lorsque nous revenons sur nos pas, pour te retrouver.

Lundi 30 mars 2020 – Réfléchis – Marc Van De Wouver

« Le jour du bonheur sois heureux, et le jour du malheur réfléchis ! » (Ecclésiaste 7 :14).

« Sabine qui vient de perdre sa fille, Julie A., âgée de 16 ans et morte du coronavirus à Paris, peine à comprendre. « C’est invivable », dit simplement la mère de la jeune fille. En parlant à toute vitesse, elle évoque « le choc de perdre un enfant », « le sens de la vie », l’obligation de « continuer ». « On devait avoir une vie classique », dit-elle finalement, jointe jeudi au téléphone par l’Agence France-Presse… » (Source : AFP, 27/3/2020, application Le Point).

Nous nous inclinons devant la détresse indicible de cette mère éplorée et nous partageons sa tristesse. Chaque parent ne peut que s’identifier à cette maman qui subit « le choc de perdre un enfant ». Et si c’était nous ?

Au-delà de la douleur, les questions affluent. Fini le temps de l’insouciance où chacun de nous se croyait maître de sa destinée. Fini le temps du bonheur facile, consommable, éphémère, désinvolte. Nous voici confinés…  avec nos pensées. Contraints de réfléchir. A quoi ? A tout ce que nous enfouissons d’habitude au plus profond de nous-mêmes. Le jour du malheur, ces questions nous rattrapent : comment surmonter la douleur de perdre un enfant, un conjoint, un parent ? Quel sens donner à ma vie ? Comment continuer à vivre sans savoir pourquoi ni où on va ? Vais-je vivre une vie futile ou utile ? Suis-je prêt à mourir ? Y a-t-il quelque chose après la mort ? Où trouver de l’espoir dans cette période si sombre ?

Comme la cigale de la fable, nous voici bien dépourvus maintenant que la crise est venue. Alors, réfléchir est nécessaire, salutaire même. Nous ne trouverons jamais les réponses si nous ne nous posons pas les bonnes questions. Nous ne trouverons pas les réponses vraies si nous ne les posons pas à la bonne personne.

Nos questions, celles du jour du malheur comme celles du jour du bonheur, trouvent leur éclairage en Jésus-Christ. L’Évangile selon Jean s’ouvre avec l’image de Jésus-Christ « lumière des êtres humains » (Jean 1 :4). « Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain » (Jean 1 :9). Si c’est le cas, comment avons-nous pu passer à côté et ne pas la voir ? « Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle, pourtant le monde ne l’a pas reconnue. Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas accueillie » (Jean 1 :10-11). Nous n’avons pas été « photosensibles » à Jésus, la lumière du monde, parce que nous ne l’avons ni reconnu ni accueilli. Nous n’avons pas voulu ou pas pris le temps d’y réfléchir. Nous nous sommes laissés éblouir par les lumières artificielles qui nous ont voilé la vraie lumière. Nous sommes restés sous le feu de projecteurs qui flattaient notre image au lieu de nous laisser éclairer sur ce que nous sommes vraiment. Jésus explique que « la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leur manière d’agir était mauvaise » (Jean 3 :19).

Au jour du malheur, réfléchissons ! Réfléchissons à ce que nous sommes et à ce que Dieu est. Réfléchissons à la portée de l’amour de Dieu : « Voici comment Dieu a démontré qu’il nous aime : il a envoyé son Fils unique dans le monde pour que, par lui, nous ayons la vie. Voici en quoi consiste l’amour : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés ; aussi a-t-il envoyé son Fils pour apaiser la colère de Dieu contre nous en s’offrant pour nos péchés » (1 Jean 4 :9-10).

Réfléchissons à laisser Jésus-Christ toucher nos cœurs et nos esprits par son pardon, sa consolation, sa libération, son espérance. Réfléchissons à ses réponses apaisantes et satisfaisantes. Réfléchissons à lui faire confiance. Accueillons Jésus-Christ, la lumière du monde, dans notre vie. La Bible promet que ceux qui l’acceptent sont eux-mêmes acceptés par Dieu et entrent dans sa famille : « Mais à tous ceux qui l’ont acceptée, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le droit de devenir enfants de Dieu » (Jean 1 :12).

Samedi 28 mars 2020 – Une personne plus Dieu forment une majorité ! – Joël Leflaëc

L’actualité a mis en évidence un médecin qui s’est retrouvé isolé dans sa proposition d’un traitement pour soigner le Covid-19. Il semble que tout le monde se liguait contre lui. Cela m’a fait penser à l’histoire de Caleb en Nombre 13.
Caleb fait parti des 12 espions envoyés pour explorer le pays de Canaan. Son nom sera, il est vrai, associé à Josué, mais sa vie et son attachement à Dieu en font un personnage à part entière.
Après 40 jours d’exploration, voici l’heure du bilan tant attendue. Le rapport est pour le moins que l’on puisse dire contradictoire !
– En premier lieu concernant le pays : Une contrée où coulent le lait et le miel. Ah, mais, attention aux habitants ; ils sont féroces ! des géants !
– En deuxième lieu, l’interprétation du rapport. Une voix contre la majorité apparente s’élève : Celle de Caleb: (v. 30) « Montons et emparons du pays, nous y serons vainqueurs ! »
Il faut du courage pour tenir seul et si tu sors de la foule, tu deviens la cible…
Alors qu’est qui motivait Caleb à agir ainsi ?
Tandis que les dix autres espions niaient la possibilité de conquérir la Terre Promise, Caleb et Josué rappelaient à juste titre qu’il s’agissait de la Terre Promise… par Dieu ! Ils restent attachés à Sa Parole.

Martin Luther, dans son combat disait : « Une personne plus Dieu forment une majorité ! »

Ils étaient tous témoins des mêmes situations, des mêmes avantages et obstacles de la Terre Promise. Ils avaient tous vu les fruits alléchants et les géants. Et c’est sur ce dernier élément qu’ils sont divisés. Ils n’ont pas la même perception de la situation.
– Les dix espions comparent leur propre force à celle de géants mais Caleb et Josué comparaient la force des géants à celle de Dieu.
– Les dix se voyaient comme des fourmis face aux géants, Caleb et Josué voyaient les géants comme des fourmis devant Dieu.

La vision de Caleb et Josué passait par le regard de Dieu. L’évaluation de leur difficulté passait par la mesure de Dieu et non par des critères purement humains. Ainsi ils ne manifestent pas une une grande foi en Dieu, mais la foi en un grand Dieu”.
Voilà qui nous encourage lorsque nous nous sentons isolés…

Vendredi 27 mars 2020 – Esaïe 40:27-31 – Marc Bochet

Ésaïe 40:27-31
Pourquoi dis-tu…ma destinée est cachée devant l’Éternel ? Ne le sais-tu pas, ne l’as-tu pas appris ? C’est le Dieu d’éternité, L’Éternel, qui a créé les extrémités de la terre. On ne peut sonder son intelligence.

Au début de ce chapitre, Ésaïe a vision de la venue du rédempteur, alors que l’armée assyrienne campe dans le pays. Aux versets 7 et 8, il décrit la fragilité humaine comme de 20 à 23 sa légèreté. Devant la situation catastrophique de Juda et Jérusalem (ch 36), l’Éternel Dieu rappelle qu’il est le Créateur. La sagesse et les forces humaine ne peuvent rien contre ses décisions. Au regard de leur détresse, c’est Lui qui donne la force et renouvelle ceux qui se confient en Lui. La phrase  »renouvellent leurs forces » est employée dans le même sens que changer de vêtements pour des neufs, comme dans Romains 12. Ils prennent leur vol, s’approchent de Dieu par l’Esprit, car ils sont habités d’un Esprit de victoire.

Comme eux regardons à notre Dieu, l’Éternel, intercédons sans relâche, il nous écoute et veut nous exaucer. Jean 14:13.  La victoire est acquise par notre Seigneur à la croix, relevons nos têtes.

Prière
Seigneur, oui les hommes se confiaient dans leur sagesse et se trouvent démunis devant ce fléau. Aie pitié de tous ces gens perdus, ne sachant distinguer leur droite de leur gauche. Que ton Esprit les prépare à entendre la bonne nouvelle de l’évangile.
Donne-nous des cœurs de chair pour ces personnes, nos prochains que nous côtoyons, que nous ne nous relâchions pas dans l’intercession, oui renouvelle nos forces.
Donne-moi de l’amour pour chaque habitant de Paradis St Roch. Prends soin des habitants dans cette période d’épidémie et de confinement
Que le Saint-Esprit prépare les cœurs à entendre et recevoir l’Évangile.
Dans le nom de Jésus notre rédempteur, Amen. 

Jeudi 26 mars 2020 – Le cœur du roi est un courant d’eau dans la main de l’Éternel – Yves Notin

Le COVID-19 a engendré, non seulement de multiples craintes, mais aussi un trouble sur la façon dont nos autorités gèrent cette crise. D’autant plus qu’il est possible de comparer les moyens mis en œuvre dans les autres pays.  Sommes-nous bien dirigés ? Les questions s’accumulent et beaucoup restent sans réponse.

Quelle que soit notre perception de cette situation, il est bon de nous souvenir que « Le cœur du roi est un courant d’eau dans la main de l’Eternel ; Il l’incline partout où il veut. » Proverbes 21:1

La Bible contient plusieurs exemples de potentats qui pensaient tout contrôler, jusqu’à ce qu’ils réalisent que ce pouvoir n’appartient qu’à Dieu. Notre Dieu est au ciel, Il fait tout ce qu’il veut. Psaumes 115:3  Qui dira qu’une chose arrive, Sans que le Seigneur l’ait ordonnée ? Lamentations 3 :37

La Bible nous révèle un Dieu infini en amour, en sagesse, en connaissance et en puissance. Il n’est jamais surpris, jamais pris en défaut, son bras n’est jamais trop court. Il contrôle chaque aspect de nos vies. Nos autorités sont comme un courant d’eau dans le creux de sa main. C’est Lui qui décide dans quelle direction ce courant ira.

Forts de cette assurance, nous réalisons que notre rôle sur cette terre n’est ni de juger nos autorités, ni de leur accorder une confiance excessive, mais de prier pour elles (1 Timothée 2:1,2). En Jésus-Christ, nous avons le pouvoir d’être écoutés par Dieu. Même si nous sommes confinés dans nos foyers, nous avons un accès auprès du Très-haut et nous sommes entendus. Ne l’oublions pas !

Mercredi 25 mars 2020 – J’ai confiance en ta bonté – Marc Van de Wouwer

« Moi, j’ai confiance en ta bonté, j’ai de la joie dans le cœur à cause de ton salut. Je veux chanter en l’honneur de l’Eternel, car il m’a fait du bien » (Psaume 13 :6).

En lisant ce court Psaume (faites-le !), nous sommes interpellés par le dernier verset. Il est en contraste total avec ce qui précède. Les versets 2-3 reprennent quatre fois la question posée à Dieu « Jusqu’à quand… ? » Une question qui nous obsède aujourd’hui. Avec une grande authenticité, David, l’auteur du Psaume, déverse ses sentiments devant Dieu. Parlant de ses soucis et de ses chagrins, il se sent oublié de Dieu qui lui cacherait son visage. Il attend une réponse. Exprimant sa crainte de la mort, il implore Dieu de le préserver (v. 4). La sincérité et l’audace du psalmiste nous invitent à ne pas jouer au super-héros spirituel mais à confier à Dieu nos sentiments vrais, à être transparent devant lui.

Toutefois, David ne s’apitoie pas sur lui-même. Il ne reste pas prisonnier de ses questions, de ses doutes et de ses peurs. Il détourne les yeux de sa situation pour réaffirmer sa confiance dans la bonté de Dieu. David ne ressent pas forcément la bonté de Dieu mais il y croit. Parce que Dieu reste le même en toutes circonstances : Dieu est bon et il reste bon, peu importe ce que je vis ou ce que je ressens. Ni l’intensité de nos épreuves ni leur durée n’affectent la bonté de Dieu. C’est la bonté de Dieu qui nous fait du bien. La bonté de Dieu est la source de notre salut (voir aussi 1 Pierre 1 :3). Elle déverse en nous une joie qui nous pousse à chanter pour Dieu. « Louez l’Eternel, car il est bon ! – Oui sa bonté dure éternellement » (Psaume 136 :1 et ss.).

Cette confiance dans la bonté de Dieu est notre cap à suivre dans les mers agitées que nous traversons.

Mardi 24 mars 2020 – L’Éternel est mon berger – Joël Leflaëc

L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien – Psaume 23

En ces temps de confinement, la peur de manquer envahit une part non négligeable de nos concitoyens.  Mais en tant qu’enfants de Dieu, nous connaissons le Bon Berger.
Jésus a dit : Je suis le Bon Berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. … Je connais mes brebis, et mes brebis me connaissent … ? »

C’est pourquoi, nous pouvons expérimenter les soins du bon Berger. Puisse cette description nous réconforter aujourd’hui dans ces temps difficiles et incertains.

“L’Éternel est mon berger: Je ne manquerai de rien.”

– C’est lui qui me rassasie, qui pourvoit à mes besoins puisqu’Il me fait reposer dans de verts pâturages et me dirige près des eaux paisibles.”

– C’est lui qui me rétablit puisqu’Il restaure mon âme.

– C’est lui qui me dirige puisqu’Il me conduit dans les sentiers de la justice. Le bon Berger oriente ses brebis sur des sentiers qui ne sont pas tordus. Il mène droit au but. Là où sont les pâturages.

– C’est lui qui me rassure puisque que “Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort. Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi. »

– C’est lui qui m’accueille et m’honore comme faisant partie de sa maison où je suis en sécurité. Car “Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires. Tu oins d’huile ma tête et ma coupe déborde”.

– C’est lui qui me couvre de sa présence pour l’éternité par sa bonté et sa grâce.

“Oui le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie. Et je reviendrai dans la maison de l’Éternel Pour la durée de mes jours.”